
La Turquie a lancé une offensive sans précédent pour éliminer les cellules du groupe terroriste État Islamique sur son territoire. Les forces de sécurité ont mené des opérations simultanées la veille du Nouvel An, arrêtant 125 militants présumés, dont certains sont liés à la mort de trois policiers turcs lors d'une intervention récente.
Le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, a déclaré : "Ceux qui attaquent notre fraternité, notre unité et nos valeurs, feront face à la force de notre État." Cette offensive a pris une tournure tragique suite à ces événements, marquant une intensification des opérations contre les militants.
Le drame s'est déroulé dans la province de Yalova, au sud-est d'Istanbul, où des membres du groupe terroriste se sont retranchés dans plusieurs domiciles. Lors de l'opération, ils ont ouvert le feu sur les forces de sécurité, entraînant des échanges de tirs mortels. Au moins six militants, tous de nationalité turque, ont été tués.
Les autorités ont fermé les accès à la province et suspendu les activités scolaires dans les zones proches du lieu de l'incident. Les opérations ont duré sept heures, et trois policiers ont perdu la vie, tandis que huit autres ont été blessés.
Suite à ces événements tragiques, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé : "Nous poursuivrons notre lutte contre les assassins qui menacent la paix de notre nation." Le lendemain, un nouvel opération a été lancée pour arrêter 327 militants, dont 20 sont accusés de soutenir l'État Islamique sur les réseaux sociaux.
La Procureure d'Istanbul a averti que le groupe terroriste planifiait des attaques contre des civils non musulmans pendant les célébrations de Noël, incitant le personnel des centres commerciaux à redoubler de vigilance.
La ville d'Istanbul a déjà été le théâtre d'un attentat de l'État Islamique lors du Nouvel An 2017, où 39 personnes ont été tuées. L'organisation terroriste a été sous le radar d'Ankara, particulièrement après la chute du régime de Bashar Al-Assad en Syrie, où des cellules jihadistes tentent de renforcer leurs actions.
Les États-Unis, qui ont des troupes déployées en Syrie, ont intensifié leurs frappes contre l'État Islamique. La semaine dernière, un bombardement a eu lieu, tuant 25 jihadistes, en réponse à un attentat où un infiltré a tué deux soldats et un interprète américains.
Le gouvernement intérimaire de Ahmed Sharaa, ancien militant jihadiste, est également devenu une cible de l'État Islamique. Damas a rejoint la coalition internationale dirigée par Washington pour lutter contre cette menace, montrant un rapprochement diplomatique avec les États-Unis.
Le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, l'amiral Brad Cooper, a déclaré : "Nous restons déterminés à travailler avec nos partenaires régionaux pour éradiquer la menace que représente l'État Islamique." Cette collaboration vise à garantir la sécurité des États-Unis et de la région.
La situation en Turquie face à l'État Islamique reste tendue et complexe. Les récentes opérations montrent la détermination des autorités à lutter contre le terrorisme. La vigilance et la coopération internationale sont essentielles pour faire face à cette menace persistante.