
La Russie a, sans surprise, nié toute implication dans les récentes accusations. Les procureurs allemands ont annoncé, ce mardi, avoir inculpé deux Ukrainiens pour un complot présumé au nom des services d’espionnage russes. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité et les tensions géopolitiques en Europe.
Le parquet fédéral allemand a demandé le renvoi devant un tribunal de Daniil B. et Vladyslav T., soupçonnés d'espionnage à des fins de sabotage au profit de la Russie. Arrêtés début mai 2025 à Constance et à Cologne, ces deux hommes sont en détention provisoire depuis leur arrestation.
Ils devraient être jugés à Stuttgart. De plus, des poursuites devraient être engagées « sous peu » contre un troisième suspect, Yevhen B., arrêté en Suisse et extradé vers l'Allemagne. Ce groupe est accusé d'avoir expédié en mars 2025 « deux colis équipés de traceurs GPS » vers l'Ukraine.
Selon le parquet allemand, cette mission leur avait été confiée par un service de renseignement russe via des intermédiaires à Marioupol. L'objectif était d'étudier les itinéraires et le transport de ces paquets. Ils visaient à envoyer des colis piégés pour provoquer un incendie criminel grave en Allemagne.
Le parquet fédéral estime que cette opération visait également à entamer le sentiment de sécurité de la population allemande. Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, les alliés européens de Kiev accusent la Russie d'être derrière une campagne de sabotages et de déstabilisation.
Ce dossier rappelle le cas d'un colis qui avait pris feu dans un centre du transporteur DHL à Leipzig en juillet 2024. À l'époque, le renseignement intérieur allemand avait accusé Moscou d'être impliqué. Cette situation souligne les tensions persistantes entre l'Allemagne et la Russie.
Les accusations portées contre ces Ukrainiens illustrent les enjeux complexes liés à l'espionnage et au sabotage en Europe. La réaction de la Russie et l'évolution de cette affaire seront à suivre de près. Les implications pour la sécurité en Allemagne et en Europe restent préoccupantes.