
Les Ukrainiens se préparent à affronter des températures glaciales de -20°C, malgré un cessez-le-feu énergétique annoncé. Yulia Hailunas, une habitante de Dnipro, vit sans chauffage central depuis que la Russie a ciblé le réseau électrique. La situation est devenue alarmante, et elle s'inquiète des conséquences de ce froid extrême.
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Yulia, comme beaucoup d'Ukrainiens, endure un quotidien difficile. Elle porte un long manteau matelassé et utilise une casserole d'eau chaude pour réchauffer ses pieds. Les températures au-dessus de zéro sont à peine supportables, mais la prévision d'une chute à -20°C aggrave son angoisse.
Elle craint que les tuyaux de chauffage ne gèlent et éclatent, rendant toute réparation impossible. "Ce sera une catastrophe", déclare-t-elle, soulignant la gravité de la situation à venir.
Le jeudi précédent, Donald Trump a annoncé que Vladimir Poutine avait accepté de suspendre les attaques sur les grandes villes ukrainiennes. Cependant, les détails de cet accord sont flous et la méfiance règne parmi les Ukrainiens.
Le lendemain, le Kremlin a précisé que cette trêve expirait dimanche, coïncidant avec l'arrivée du froid le plus intense. La population doute que la Russie respecte cet engagement.
Le système de chauffage en Ukraine est en train de se détériorer. Le protocole de Genève interdit les attaques contre les infrastructures essentielles, mais cela fait quatre hivers consécutifs que le réseau énergétique est ciblé par la Russie. Cela rend les réparations de plus en plus difficiles.
Des ingénieurs travaillent sans relâche pour rétablir l'électricité et réparer les tuyaux de chauffage. Une pause prolongée dans les frappes serait bénéfique, mais la confiance envers la Russie est faible.
Les attaques continuent ailleurs en Ukraine. Le vendredi, un bombardement à Kherson a causé des pertes humaines, tandis que les alertes à la bombe se multiplient. Les combats le long de la ligne de front forcent de nombreuses familles à fuir.
À Pavlohrad, des familles, désemparées, attendent pour s'enregistrer dans un centre d'accueil. Kateryna, une mère de famille, exprime son chagrin d'avoir dû quitter son village, décrivant la situation comme "abandonner une partie de soi".
Trump espère que cette trêve énergétique permettra de réduire les tensions et de faire avancer les pourparlers de paix. Cependant, il admet que la situation est complexe. L'Ukraine a proposé de suspendre ses propres frappes sur les raffineries russes pour montrer sa volonté de paix.
Les négociations prévues aux Émirats Arabes Unis pourraient être cruciales, bien que la méfiance envers la Russie demeure. Iryna, une habitante, souligne le désir profond de paix des Ukrainiens, mais s'interroge sur la fiabilité de la Russie.
Les Ukrainiens se trouvent à un carrefour difficile, entre le froid glacial et une guerre qui ne semble pas prête de s'arrêter. La situation actuelle teste leur résilience. Leurs craintes et espoirs se mêlent dans un contexte de tension constante, alors qu'ils attendent des jours meilleurs.