
Après des semaines d'averses et d'inondations, le pays bascule soudainement vers des après‑midi étonnamment doux : les pluies qui ont marqué janvier et février laissent place à un temps printanier, et cette embellie va persister encore ce jeudi.
Les températures maximales oscilleront selon les régions : autour de 12 °C à 15 °C sur les côtes de la Manche, de 15 °C à 18 °C sur la moitié nord et le littoral méditerranéen, et de 18 °C à 20 °C sur le reste de la moitié sud.
Des pointes locales sont même prévues dans le Sud‑Ouest, avec des valeurs atteignant 22 °C à 23 °C au Pays basque ; par exemple, Biarritz devrait approcher 22 °C et Pau 23 °C, tandis que Lyon, Paris et Rouen se situeront plutôt autour de 19 °C.
La montée des températures a commencé dès mardi, d'abord particulièrement marquée dans le Sud‑Ouest : Météo‑France parle d'une « chaleur printanière » et évoque des valeurs « dignes d'un mois de mai ». En effet, mardi et mercredi les relevés ont affiché des températures 5 à 6 °C au‑dessus des normales, et dans certains secteurs l'écart a même atteint 10 à 14 °C.
La chaleur a permis de battre plusieurs records locaux : la station de Pomps (Pyrénées‑Atlantiques) a enregistré 28,4 °C, Orthez 28,3 °C et Cérizols (Ariège) 24,6 °C, des valeurs bien au‑delà des habituels pour la saison.
Les mesures de mercredi confirment la tendance, avec par exemple 25,2 °C à Montgivray, 21,4 °C à Deauville, 21,2 °C à Orly et 19,6 °C à Calais, autant de chiffres qui soulignent l'ampleur de cet épisode précoce.
Sur l'échelle nationale, ce mois de février 2026 se place comme le deuxième février le plus chaud en France depuis 1900, à égalité avec février 2024 et juste derrière février 1990 : un classement qui illustre l'ampleur de l'anomalie thermique.
Sur un autre plan, février s'est distingué par des précipitations exceptionnelles : il s'agit du mois de février le plus pluvieux depuis 1959. Plus encore, sur la période du 14 janvier au 22 février, la France a connu 40 jours consécutifs de pluie — un nouveau record.
Le contraste est saisissant : après des semaines marquées par les inondations et les crues, ces journées précoces de printemps offrent une atmosphère presque printanière. Néanmoins, les chiffres rappellent que nous sommes toujours en février — un février qui, toutefois, bouscule durablement les normes climatiques.