
Le Venezuela a commencé à libérer plusieurs citoyens américains détenus dans le pays, selon un responsable du département d'État américain. Cette décision a été qualifiée d'étape importante par les autorités intérimaires. C'est la première libération connue de citoyens américains depuis une opération militaire américaine qui a visé le président Nicolás Maduro en janvier.
La ONU a déclaré que le Venezuela n'avait libéré qu'environ 50 personnes sur plus de 800 prisonniers politiques, selon des militants. Le gouvernement vénézuélien, dirigé par la présidente intérimaire Delcy Rodríguez, a annoncé qu'il commencerait à libérer un nombre significatif de personnes considérées comme des prisonniers politiques.
Malgré ces annonces, des groupes de droits de l'homme ont critiqué le rythme lent des libérations. Le fils d'une figure de l'opposition emprisonnée a mis en garde le président américain Donald Trump de ne pas se laisser duper par les promesses du Venezuela. Les proches des détenus continuent d'exprimer leur frustration et leur anxiété, notamment en veillant devant la prison d'El Helicoide à Caracas.
Le gouvernement a affirmé que plus de 100 prisonniers avaient été libérés, un chiffre qui dépasse les données fournies par les groupes de droits ou l'ONU. Cependant, cela ne représente qu'une fraction des détenus supposés. La ONU a réitéré ses préoccupations concernant l'utilisation systématique de la détention arbitraire comme outil de répression.
La libération des citoyens américains semble signaler une tentative de Rodríguez de gagner le soutien de la communauté internationale, en particulier des États-Unis. Cette initiative survient avant la visite de María Corina Machado, leader de l'opposition, à la Maison Blanche. Au moins trois Américains avaient été libérés à la nuit de mardi, selon des sources.
Le sénateur américain Rick Scott a remercié Trump pour avoir poussé à la libération des prisonniers, déclarant qu'ils avaient été retenus captifs par le régime de Maduro trop longtemps. Scott a également appelé à la libération immédiate de tous les prisonniers encore détenus sous Delcy Rodríguez.
Les développements actuels sont perçus comme un test de l'influence de Trump au Venezuela après le retrait de Maduro. Les groupes de droits de l'homme et les militants politiques accusent depuis longtemps le gouvernement d'utiliser les détentions pour réduire au silence ses critiques. Les responsables vénézuéliens n'ont cessé de nier la détention de prisonniers politiques, affirmant qu'ils étaient arrêtés pour des activités criminelles.
De nombreux détenus ont été arrêtés après les élections présidentielles de 2024, où Maduro a revendiqué la victoire malgré les contestations. Ce scrutin a été jugé non transparent par l'ONU et dénoncé comme truqué par les États-Unis, qui ne reconnaissent pas Maduro comme le leader légitime du Venezuela.
La situation au Venezuela reste complexe, avec des promesses de libérations qui suscitent à la fois espoir et scepticisme. Les efforts pour libérer les citoyens américains pourraient marquer un tournant dans les relations entre le Venezuela et les États-Unis. Cependant, les préoccupations concernant les droits de l'homme et le traitement des prisonniers politiques demeurent primordiales.