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À Vias-Plage, l’enquête pour agression sexuelle sur J. Barella rouverte

J. Barella à Vias-Plage, entouré de journalistes, sort d’un bâtiment sous le soleil du littoral.

Terrasses, touristes et une rumeur persistante

Sur la place du 14‑Juillet à Vias, la vie touristique continue comme si de rien n’était : terrasses ensoleillées, Allemands à vélo électrique, Belges qui rigolent autour d’une paella. Mais depuis le matin la rumeur enfle : J. Barella — père de Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de la petite Lyhanna dans le Gers — serait installé dans la commune. Les conversations glissent, étonnées et incrédules à la fois.

La boîte aux lettres qui attise les interrogations

Une boîte aux lettres portant le nom "J. Barella" se trouve près de l'entrée d'un camping sur la côte ouest de Vias‑Plage. Des voisins confirment qu’il habitait là avec son ex‑femme avant qu’ils ne divorcent il y a quelques années; la maison de celle‑ci vient d’être vendue. "Il n’a pas l’air si méchant que ça, il avait l’air d’avoir le cœur sur la main", dit une habitante, visiblement abasourdie d’apprendre le lien familial avec l’affaire de Lyhanna.

Accusations anciennes et récits de victimes

Deux de ses petites‑filles par alliance ont porté des accusations d’agressions sexuelles et de viols datant de 2010 à 2018. Pour les faits allégués entre 2010 et 2013, un juge d’instruction avait rendu un non‑lieu, selon le procureur. Une autre plainte, déposée en 2018, avait d’abord été classée sans suite. L’une des plaignantes a raconté à la télévision avoir passé des vacances chez sa grand‑mère et J. Barella : elle dormait dans une caravane, dit‑elle, et raconte qu’une nuit il s’est glissé dans son lit et s’est frotté à elle, avant de faire de même dans la piscine.

Réouverture de l'enquête, présomption d'innocence et démarche judiciaire

Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’est pas établie. Le 10 juin, le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a annoncé la réouverture de l’enquête concernant ces accusations d’agression sexuelle. Les gendarmes vont réentendre des proches et la victime dont la plainte remonte à 2018 ; l’idée est que, avec le temps, la parole puisse se préciser ou que des témoins changent d’attitude. L’enquête a été confiée à la cellule de protection des mineurs de la compagnie de gendarmerie de Pézenas.

Une communauté tiraillée et la question des preuves

Sur le terrain, le paysage humain est tiraillé : certains habitants assurent ne plus voir J. Barella depuis le divorce, d’autres disent l’avoir croisé lors de la mise en vente de la maison "avant‑hier". "Ça me choque un peu, dans sa manière de parler il n’était pas du tout préoccupé par son fils", confie un voisin, encore sous le choc. Et une résidente ajoute, plus grave : "On a des enfants, ma sœur a des enfants, c’est terrible ce qui est arrivé à cette petite Lyhanna."

Les autorités n'ont pas confirmé publiquement que des éléments liés aux faits reprochés auraient eu lieu à Vias‑Plage. L’ex‑femme de J. Barella et le procureur n’ont pas répondu aux sollicitations pour préciser la situation. Les investigations maintenant relancées devront dire si, au‑delà des rumeurs et des boîtes aux lettres, il existe des preuves suffisamment solides pour faire avancer la justice.

Publié le : 12 juin 2026
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