
Le célèbre homme politique kenyan Rigathi Gachagua a récemment révélé qu'il avait été victime d'une tentative d'assassinat lors d'un service religieux dominical. Ancien vice-président, Gachagua a été destitué en 2024 et est maintenant un critique vocal du président William Ruto.
Il a affirmé qu'un groupe de policiers indisciplinés avait attaqué l'église à Othaya, dans le comté de Nyeri, en utilisant des balles et des gaz lacrymogènes. Bien qu'il n'ait pas fourni de preuves, il a accusé Ruto d'avoir ordonné cette attaque, ce que le président n'a pas encore commenté.
Le ministre de l'Intérieur, Kipchumba Murkomen, a condamné cette violence, la qualifiant d'inacceptable. Les forces de l'ordre ont annoncé l'ouverture d'une enquête, précisant qu'aucune blessure n'avait été signalée lors de l'incident. Des témoins ont rapporté qu'un canister de gaz lacrymogène avait été lancé à l'intérieur de l'église, perturbant ainsi le service.
Des véhicules auraient été endommagés dans l'enceinte de l'église, et la police a lancé un appel à témoins pour obtenir des informations supplémentaires. Gachagua a déclaré qu'il avait été escorté en sécurité par son équipe de sécurité après l'attaque.
Après l'incident, Gachagua a partagé des photos sur X et a tenu une conférence de presse. Il a réfuté les allégations de certains blogueurs pro-gouvernementaux qui affirmaient que l'attaque avait été orchestrée. Il a posé la question : "Où pouvons-nous nous procurer des gaz lacrymogènes ? Où obtenir des fusils d'assaut AK-47 ?"
Murkomen a assuré à Gachagua que les responsables de l'attaque seraient traduits en justice. Il a déclaré : "La violence dans un lieu de culte est inacceptable." Le ministre a insisté sur la nécessité pour la police d'agir sans crainte ni favoritisme.
Selon la constitution du Kenya, la condamnation de Gachagua par le Sénat l'empêche de détenir un poste public. Il a plaidé non coupable à 11 accusations, dont il a été reconnu coupable de cinq, notamment pour incitation à des divisions ethniques. Malgré cela, il reste déterminé à se présenter aux élections présidentielles de l'année prochaine.
Gachagua, connu sous le nom de Riggy G, estime qu'il peut encore faire appel de sa condamnation, car la Cour suprême n'a pas encore statué sur son impeachment. En 2022, il avait été élu aux côtés de Ruto, et leur partenariat avait été crucial pour rassembler le soutien dans la région du Mont Kenya.
La situation politique au Kenya est en pleine évolution, avec des accusations graves et des tensions croissantes. L'incident survenu à l'église soulève des questions sur la sécurité des figures politiques et l'état de la démocratie dans le pays. Gachagua continue de jouer un rôle actif dans la scène politique, malgré les défis auxquels il fait face.