
Dans l’Hexagone, la durée de jeûne varie selon la ville. Que le Ramadan commence le mercredi 18 février ou le jeudi 19 février, les horaires de début et de fin du jeûne diffèrent selon le lieu d’habitation. Un écart modéré, d’environ une dizaine de minutes, est observé en métropole, influencé par la latitude.
En général, plus on se trouve au nord, plus le temps entre l’aube et le coucher du soleil est significatif. Par exemple, le jeudi 19 février, les musulmans doivent cesser de boire et de s’alimenter à l’heure de l’« Imsak », qui est dix minutes avant le « Fajr », la première prière de la journée.
Pour le jeudi 19 février, l’« Imsak » à Paris est à 6h07, tandis que le « Fajr » est à 6h17, selon le calendrier de la Grande Mosquée de Paris. À Toulouse, la mosquée du Mirail indique que le « Fajr » est à 6h28. Cela montre la diversité des méthodes utilisées pour calculer ces horaires.
La mosquée de Strasbourg, qui commence le ramadan ce jour-là, précise que l’« Imsak » débute à 5h35 pour un « Fajr » à 5h45. Ces variations témoignent des différences entre les villes.
Le « Maghrib » correspond à la prière à pratiquer lors du coucher du soleil et marque le début de l’Iftar, moment où les fidèles peuvent manger et boire. À Paris, la prière est à 18h21, à Toulouse à 18h35, et à Strasbourg à 18h02.
Ainsi, la période de jeûne peut varier de 12 heures et 4 minutes à Paris, à 12 heures et 7 minutes à Toulouse, et jusqu’à 12 heures et 17 minutes à Strasbourg. Ces différences sont notables et impactent les pratiques des fidèles.
En 2026, le ramadan se déroulera entre la mi-février et la mi-mars, à la fin de la période hivernale. Les jours gagnent en luminosité et s’allongent. Par exemple, lors de la Nuit du Destin, le 15 mars, « Imsak » est à 5h21 à Paris et à 4h48 à Strasbourg.
Le « Maghrib » sera à 18h59 à Paris et à 18h40 à Strasbourg. Au nord et au nord-est, comme à Lille et Strasbourg, la durée quotidienne du jeûne sera légèrement supérieure au reste du pays, tandis qu’à Marseille ou Nice, elle durera quelques minutes de moins.
Malgré ces indications, il n’y a aucune certitude, car les calculs peuvent varier d’une mosquée à l’autre. L’absence d’unité et d’autorité respectée parmi les musulmans complique la situation. La diversité des méthodes pour calculer les horaires est souvent à l’origine des confusions.
Récemment, l’imbroglio sur la date de début du ramadan a mis en lumière ces défis. La mosquée du Murail souligne l'importance d'une meilleure coordination pour éviter de telles situations à l'avenir.
En somme, la durée du jeûne et les horaires associés varient considérablement en France. Les différences régionales et les méthodes de calcul contribuent à une certaine complexité. Il est donc essentiel pour les fidèles de se référer à leur mosquée locale pour des informations précises.