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La visite d’État de Charles III aux États-Unis jugée « humiliation »

Charles III saluant la foule devant un bâtiment officiel aux États-Unis, drapeaux américains en arrière-plan

Annonce officielle et dates confirmées par Buckingham Palace

Buckingham Palace confirme: le roi Charles III et la reine Camilla iront aux États‑Unis fin avril pour les célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Le président Donald Trump a lui‑même précisé les dates, du 27 au 30 avril, sur sa plateforme Truth Social, et a ajouté qu’il se réjouissait « d’avoir du temps avec le roi, que je respecte beaucoup. Ce sera TERRIFIQUE ! »

Des tensions persistantes entre Londres et Washington

La décision intervient alors que les relations entre Londres et Washington sont tendues. M. Trump a publiquement critiqué le gouvernement britannique pour avoir refusé l’usage de bases britanniques par l’aviation américaine en vue d’actions contre l’Iran, et a même exhorté, dans un message incendiaire, des pays touchés par des pénuries d’essence à « prendre le détroit ». Ces propos ont ravivé les inquiétudes à Westminster sur le risque d’embarras pour le souverain.

Opposition britannique: attaques et interrogations à Westminster

À Westminster, l’opposition ne ménage pas le gouvernement. Les critiques reprochent à Keir Starmer d’exposer la monarchie à la vindicte d’un président qui a multiplié les attaques personnelles contre les dirigeants britanniques, allant jusqu’à déclarer que M. Starmer « n’est pas Winston Churchill ». Sir Ed Davey, leader des Libéraux‑démocrates, a dénoncé « une absence de colonne vertébrale stupéfiante », qualifiant l’envoi du roi de « humiliation » après que Trump ait traité la Royal Navy de « jouets ». « Qu’est‑ce que Trump doit encore faire pour que le gouvernement annule la visite d’État ? » a‑t‑il demandé.

Downing Street présente la visite comme une manœuvre diplomatique

Pour Downing Street, il s’agit d’une manœuvre diplomatique calculée plutôt que d’une capitulation. Les visites d’État se déroulent à la demande du gouvernement élu, et certains conseillers estiment que la « special relationship » et l’attrait personnel de Trump pour la famille royale peuvent aider à désamorcer les frictions liées au conflit avec l’Iran. Les bases de cet échange avaient été posées en février 2025, lorsque M. Starmer s’était rendu à Washington quelques semaines après la seconde prestation de serment de M. Trump pour remettre en personne l’invitation du roi — un geste présenté à l’époque comme la première invitation de ce type pour un second mandat d’un chef d’État étranger.

Programme symbolique, étapes et calendrier final

Le programme du roi sera symbolique et protocolaire. Charles a déjà visité les États‑Unis à 19 reprises ; ce sera sa première visite d’État en tant que souverain.

La reine Elizabeth II avait effectué quatre visites d’État au cours de son règne. Le couple royal fera également une étape à Bermudes, première visite du roi dans ce territoire d’outre‑mer depuis son accession au trône.

Le calendrier est fixé : le roi Charles III et la reine Camilla se rendront aux États‑Unis du 27 au 30 avril 2026. Charles a visité les États‑Unis 19 fois ; ce sera sa première visite d’État en tant que souverain.

Publié le : 31 mars 2026
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