
Pour son avant-dernière allocution du 31 décembre, le président a tenté de démontrer qu’il pouvait encore agir, tout en évoquant la fin de sa décennie à l’Élysée. Le mot « crépuscule » a deux sens : la tombée de la nuit et ce qui va disparaître. Emmanuel Macron rappelle qu'en 2027, il ne participera pas à l’élection présidentielle, respectant ainsi la règle des deux mandats.
Après dix ans de pouvoir, il devra quitter l’Élysée. D’ici là, il n’a qu’une idée en tête : agir, et ce « jusqu’à la dernière seconde ». Ses vœux, plus courts que jamais, témoignent de sa détermination. Alors que certains opposants appellent à sa démission, il balaie d’un revers de main tout départ prématuré.
Malgré les nombreux vents contraires, Emmanuel Macron veut prouver que l’année 2026 sera « utile ». Il énumère les chantiers dont il se veut l’architecte : le service national, la protection des enfants sur les réseaux sociaux, et la fin de vie dans la dignité. Ces projets visent à renforcer son héritage.
Le président évoque également les lourds dossiers internationaux. Selon lui, le monde assiste au « retour des empires ». Il annonce la réunion internationale de la « coalition des volontaires » sur le conflit ukrainien, prévue le 6 janvier à Paris.
Emmanuel Macron admet qu'il n’a plus la main. Il souligne que « le gouvernement et le Parlement auront à bâtir des accords pour adopter un budget », ce qui est indispensable. Il se positionne comme un observateur des débats budgétaires menés par son Premier ministre, Sébastien Lecornu, qu’il qualifie de « déterminé ».
La réussite ou l’échec d’un compromis sur le projet de loi finances pèsera lourd dans le bilan du président. Il affirme que « jamais autant de Français n’ont eu un emploi » et que « nous avons la plus faible inflation de la zone euro ». Ces affirmations visent à rassurer et à justifier son mandat.
Malgré ses efforts, Emmanuel Macron semble prêcher dans le désert. Peu de ses alliés relayent sa parole sur les réseaux sociaux. Les critiques fusent, notamment de la part de la députée du Rassemblement national, Caroline Parmentier, qui qualifie son discours de « robinet d’eau tiède ».
Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle, interroge : « Qui se sent concerné par cette litanie d’annonces ? » Ces critiques soulignent un malaise croissant entre le président et le pays. À la fin de son discours, il répète « ne renonçons pas », émettant trois vœux : unité, force et espérance.
Emmanuel Macron a encore seize mois de mandat pour réaliser ses promesses. Son discours du 31 décembre reflète ses ambitions, mais aussi les défis qui l'attendent. La question demeure : parviendra-t-il à redonner espoir aux Français avant son départ ?