
Cette semaine, Donald Trump a réuni à Washington son « Board of Peace », un club d’inféodés qui promeut une vision transactionnelle des relations internationales. Dans ce cadre, les « deals » remplacent les traités. Cet événement, en lien avec les impérialismes russe et chinois, annonce une nouvelle ère : celle des prédateurs, selon l’expression de Giuliano da Empoli.
Nous assistons à l'émergence de dirigeants qui, malgré leurs divergences, s'accordent à penser que les rapports de force doivent primer sur le droit. Cette dynamique pose la question de la position de la France face à cette déstabilisation mondiale. Comment le pays peut-il naviguer dans ce contexte incertain ?
En réponse à cette situation, Emmanuel Macron a organisé une visite officielle en Inde. Son objectif est clair : refuser de se vassaliser face à ces nouvelles réalités. Il s'agit de renouer avec l'audace gaullienne du désalignement, une position qui a défini les grandes heures de la France.
À l'heure des alliances autocratiques, il est crucial de promouvoir le multilatéralisme. La France doit chercher de nouveaux partenaires qui partagent l'ambition de construire l'avenir sur des bases de collaboration et de prospérité. Cette approche est essentielle pour contrer les tendances actuelles.
Il est impératif que la France porte une voix différente sur la scène internationale. En ouvrant une troisième voie, elle peut se positionner comme un acteur clé dans un monde en mutation. Cette stratégie doit viser à établir des relations équilibrées et respectueuses entre les nations.
En somme, face à la montée des prédateurs et à la déstabilisation mondiale, la France doit adopter une stratégie audacieuse. En promouvant le multilatéralisme et en forgeant des alliances nouvelles, elle peut contribuer à un avenir plus stable et prospère pour tous.