
C’est leur façon à eux de rendre hommage aux deux manifestants non violents tués au mois de janvier à Minneapolis. Ils dénoncent ainsi la politique intraitable de la Maison Blanche et les méthodes brutales des polices de l’immigration. Ces actions se déroulent aux quatre coins du pays.
En début de semaine, un groupe de 22 danseurs issus de productions de Broadway telles que « Hamilton », « MJ : The Musical » ou « Wicked », a organisé une performance chorégraphiée. Cette dernière a eu lieu sur l’esplanade du célèbre centre culturel de Washington.
La troupe a créé un compte Instagram nommé « Firstamendmenttroop », pour montrer le scénario tragiquement anti-américain qu’ils attribuent à Trump. La pièce, avec musique et paroles de Rhiannon Giddens, mettait en scène les derniers instants des deux drames qui ont secoué Minneapolis.
Malheureusement, la représentation n’est pas allée à son terme. Selon les organisateurs, 23 policiers sont intervenus pour mettre fin à la performance, invoquant l’interdiction de manifester sur une propriété fédérale. Cela a soulevé des questions sur la liberté d’expression.
Le réalisateur Bryan Buckley, à l’origine du projet « ResistDance », a dénoncé cette interruption. Il a estimé que les artistes avaient été empêchés d’exercer leur droit à commémorer « par la danse » ce qu’il qualifie de meurtre tragique.
Après l’interruption, Steven Cheung, directeur de la communication de la Maison-Blanche, a qualifié l’hommage de « faible » et « ringard ». Ses commentaires ont suscité l’indignation des organisateurs de l’événement. Ils ont voulu restituer « la beauté et l’esprit » des deux victimes.
Cette action s’inscrit dans une série de mobilisations depuis la prise de contrôle du Kennedy Center par Donald Trump. Ce dernier avait remplacé le conseil d’administration, provoquant une vague de protestations dans le monde culturel.
Plusieurs artistes, dont Rhiannon Giddens, ont annulé leurs engagements en signe de désaccord. La tournée nationale de Hamilton et le Washington National Opera ont également choisi de se produire ailleurs. Ces décisions illustrent le mécontentement croissant face aux politiques culturelles actuelles.
Les artistes continuent de s’engager et de dénoncer les politiques migratoires qu’ils jugent brutales. Leur démarche artistique vise à sensibiliser le public à des enjeux cruciaux tout en rendant hommage aux victimes.
En somme, cette performance et les réactions qu'elle a suscitées témoignent d'un engagement artistique fort. Les artistes cherchent à faire entendre leur voix face à des injustices. Leur détermination à défendre la liberté d’expression est un message puissant dans le paysage culturel actuel.