
Christine Fréchette a remporté la chefferie de la CAQ. Yannick Gagnon, député caquiste de Jonquière, dit réfléchir à son avenir politique après cette victoire.
Le 13 avril 2026, M. Gagnon, qui avait appuyé Bernard Drainville pendant la course, explique vouloir d’abord évaluer sa connexion avec la nouvelle cheffe avant de confirmer s’il se représentera. « Je ne sais pas si je me représente, alors je veux savoir ta vision pour Jonquière, ta vision pour la région », a-t-il lancé à Mme Fréchette. Pour l’instant, il se rallie à la première ministre, même si la course a parfois été tendue.
Il ne masque pas la nécessité de reparler les choses en personne. « Je n’ai pas de pot à recoller », dit-il, en rappelant qu’il y a eu des frictions : « Quand elle est venue dans la région, elle m’appelait pour connaître les enjeux de la région. On s’est agacés un peu... » Il veut aussi sonder l’équipe de bureau personnelle de Mme Fréchette et consulter sa famille avant de prendre une décision.
Sur le fond, M. Gagnon se dit en accord avec plusieurs orientations de la nouvelle cheffe : financement en éducation, aide aux acheteurs d’une première maison et, surtout, le développement des soins à domicile. « En tant qu’ambassadeur de Jonquière‑Médic, c’est intéressant pour moi », affirme-t-il, soulignant que ces dossiers touchent directement son électorat.
Il compte aussi rappeler une demande régionale précise : l’énergie produite par les barrages hydroélectriques de Domtar doit être réservée au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean. Par ailleurs, d’ici la fin de son mandat, ses priorités sont claires et locales : l’aide à Jonquière‑Médic, l’avancement des travaux pour l’urgence de l’hôpital de Jonquière et le dossier de l’eau du lac Kénogami.
Sa décision ne dépendra ni des sondages — qu’il reconnaît défavorables au gouvernement pour l’instant — ni de l’identité éventuelle de ses adversaires. « Je ne suis pas désabusé, je me lève le matin content de travailler pour mon milieu. Le terrain est bon, quand je me rends déjeuner dans un café du coin pour rencontrer mon monde », dit-il, en soulignant l’importance du contact local.
Il promet d’annoncer ses intentions « le plus tôt possible ». Entre attentes régionales et prudence politique, Yannick Gagnon joue cette transition au tempo local : il veut d’abord s’assurer que la nouvelle chef comprend et défendra la vision qu’il se fait de Jonquière.