
Le leader du Conseil de Transition Sud, Aidarous al-Zubaidi, fait face à des accusations de trahison après avoir manqué une réunion à Riyad. Ce conseil, soutenu par les Émirats Arabes Unis, revendique l'indépendance du sud du Yémen. Les tensions entre les factions yéménites s'intensifient, exacerbées par les récents événements militaires.
Le conseil présidentiel soutenu par l'Arabie Saoudite a expulsé al-Zubaidi, l'accusant d'avoir miné l'indépendance de la république. Six autres membres ont également formulé des accusations similaires. Le porte-parole de la coalition a déclaré qu'al-Zubaidi avait "fui" et déplacé une grande force vers la province d'al-Dahle.
En réponse, des frappes aériennes ont été menées, faisant état de quatre morts. Le STC a qualifié ces frappes de non justifiées, affirmant qu'al-Zubaidi était toujours à Aden. De plus, ils ont exprimé leur inquiétude concernant la perte de contact avec leur délégation à Riyad.
Les dernières semaines ont vu le sud du Yémen se rapprocher d'un nouveau conflit, opposant des factions luttant contre le mouvement Houthi. Le STC a pris le contrôle de nombreuses régions du sud, cherchant à établir un État indépendant. Ils ont récemment lancé des offensives pour s'emparer des provinces orientales de Hadramawt et al-Mahra.
Ces avancées ont suscité des inquiétudes en Arabie Saoudite, qui les considère comme une menace pour sa sécurité nationale. Le royaume a également accusé les Émirats de faire pression sur leurs alliés séparatistes pour intensifier les combats dans l'est du Yémen.
La coalition dirigée par l'Arabie Saoudite a mené des frappes contre ce qu'elle a décrit comme une livraison d'armes pour le STC. Les Émirats ont exprimé des regrets face aux accusations saoudiennes, tout en convenant de retirer leurs forces restantes du pays. Depuis, les forces loyales au gouvernement ont repris le contrôle de plusieurs régions.
Pour désamorcer les tensions, al-Zubaidi devait se rendre à Riyad pour des discussions. Cependant, la coalition a rapporté que son vol avait quitté sans lui, ce qui a conduit à des accusations supplémentaires contre lui.
Le conseil présidentiel a décidé de retirer l'appartenance d'al-Zubaidi et de le référer au procureur général pour des accusations de haute trahison. Il a été accusé d'avoir abusé de la cause sudiste pour commettre des crimes graves contre les civils. Le STC a exprimé sa surprise face à cette escalade des frappes aériennes, la qualifiant d'« escalade malheureuse ».
Le STC a également envoyé une délégation à Riyad pour s'engager dans des initiatives politiques. Malgré la situation tendue, al-Zubaidi continue de superviser les affaires militaires et civiles depuis Aden, suivant de près la situation.
La situation au Yémen demeure complexe et volatile. Les accusations de trahison et les frappes aériennes augmentent les tensions entre les factions. L'avenir du pays dépendra des efforts de dialogue et de la capacité des leaders à naviguer dans cette crise. Le Yémen se trouve à un carrefour critique, et les décisions prises dans les jours à venir seront déterminantes pour sa stabilité.