BUENODIA

Zelensky dans le Golfe, le Kremlin tacle l’Otan

Volodymyr Zelensky en costume, devant des drapeaux, lors d’une visite officielle dans le Golfe

Tensions entre accusations et démentis diplomatiques

La guerre en Ukraine reste un conflit aux contours changeants, embrasé par des accusations, des démentis et des manœuvres diplomatiques qui se superposent. Sergueï Lavrov affirme que "le président Poutine et le président Trump ont du respect l’un pour l’autre" et accuse l’Otan et l’Europe de "tenter de dévier les négociations de paix".

Il va jusqu’à déclarer : "La France n’est en tout cas pas un allié, c’est clair." Du côté du Kremlin, le porte‑parole Dmitri Peskov qualifie de "mensonges" un article affirmant que la Russie enverrait des drones à l’Iran, alors que Moscou soutient chercher un règlement "politique" face aux frappes menées contre l’Iran.

Arsenaux, coûts et soutiens européens en matière de défense

Pendant que les mots s’affrontent, l’arsenal matériel continue de circuler. Jean‑Noël Barrot annonce que la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl, endommagée l’an passé par un drone russe, coûtera "aux alentours de 500 millions d’euros". Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, assure que l’Ukraine reçoit toujours l’équipement essentiel, malgré la pression que la guerre au Moyen‑Orient exerce sur les stocks en Europe et aux États‑Unis. Le programme Purl, lancé l’an dernier, permet à l’Ukraine de recevoir du matériel américain financé par des Européens : environ 75 % des missiles utilisés par les batteries Patriot en Ukraine proviennent de ce programme, et 90 % des munitions pour d’autres systèmes de défense aérienne.

Volodymyr Zelensky multiplie les démarches diplomatiques et commerciales

Volodymyr Zelensky multiplie les déplacements pour diversifier ses soutiens et ses approvisionnements. Il annonce être arrivé en Arabie saoudite pour des "réunions importantes" visant notamment la vente de drones militaires aux pays du Golfe. À Helsinki, lors d’un sommet de la Joint Expeditionary Force (JEF), il presse aussi les États européens de légiférer pour bloquer la "flotte fantôme russe" et confisquer le pétrole russe : "Nous devons agir ensemble... pour priver la Russie de sa capacité à faire pression sur l'Europe."

Risque d'escalade technique et incidents transfrontaliers

Sur le terrain et dans l’espace public, la situation reste instable. La Russie met en garde contre toute manifestation liée aux coupures massives d’Internet, tandis que Moscou a officiellement levé les restrictions sur l’accès mobile dans la capitale, où la connexion reste toutefois médiocre. Le président finlandais Alexander Stubb, proche à la fois de Donald Trump et de Volodymyr Zelensky, s’inquiète d’une impasse des pourparlers de paix menés par les États‑Unis : "Le gros problème, c’est que je ne pense pas que la Russie veuille la paix."

Un incident concret rappelle le risque d’escalade accidentelle : un drone détourné par la défense ukrainienne est entré dans l’espace aérien roumain sur environ 4 km et s’est écrasé à 2 km du village de Parches, sans faire de victimes ni de dégâts matériels. Le conflit continue d’envoyer ses fragments au‑delà des lignes, tant sur le plan diplomatique que matériel.

Publié le : 27 mars 2026
link