
Un petit motif de satisfaction pour les agriculteurs a été annoncé récemment. Ce mardi 3 février, à moins de trois semaines de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le gouvernement a relevé les seuils d’enregistrement obligatoire pour les élevages bovins. Cette mesure, très attendue, fait partie des promesses ministérielles formulées pour apaiser la colère du monde agricole.
Les installations de nouveaux élevages sont soumises au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Ce régime comprend trois catégories : la déclaration, l’enregistrement et l’autorisation. L’enregistrement nécessite un dossier plus complet sur les impacts environnementaux, tandis que l’autorisation est une procédure lourde et coûteuse.
Selon le décret paru au Journal officiel, les élevages laitiers ne devront plus s’enregistrer qu’à partir de 201 vaches, contre 151 auparavant. Pour les élevages destinés à l’engraissement de veaux et de bovins, l’enregistrement se fera à partir de 501 bovins, contre 401 précédemment. Ces ajustements sont significatifs pour le secteur.
En mai, les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture avaient indiqué que le nombre d’élevages relevant de l’enregistrement serait ainsi divisé par trois. En 2023, 2 000 exploitations, soit 5 % des élevages laitiers, comptaient plus de 150 vaches, un chiffre en constante augmentation.
Les seuils pour les bovins avaient déjà été relevés dans le cadre d’un plan de soutien à l’élevage en 2016. En 2024, un décret avait complètement exclu les élevages bovins de l’évaluation environnementale systématique, une procédure distincte du régime ICPE. Ces changements visent à alléger les contraintes pesant sur les éleveurs.
Le rehaussement des paliers d’enregistrement pour les élevages avicoles et porcins, prévu dans la loi Duplomb, devrait également entrer en vigueur cette année. Ces ajustements sont cruciaux pour le secteur agricole.
Au mois de janvier, la mobilisation paysanne avait été massive. De nombreux blocages de routes et des manifestations ont eu lieu, atteignant même l’Assemblée nationale et le ministère de l’Agriculture. Ces actions ont été orchestrées par les agriculteurs de tout le pays.
Les agriculteurs réclament de meilleures conditions de vie et dénoncent un manque de considération de la part des autorités. Ces revendications mettent en lumière les défis auxquels le secteur agricole est confronté.
Les récentes mesures concernant les seuils d’enregistrement des élevages bovins apportent un certain soulagement aux agriculteurs. Cependant, la mobilisation continue indique que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux attentes du secteur. Le gouvernement devra rester attentif aux besoins des éleveurs pour assurer un avenir durable à l’agriculture.