
La bibliothèque Haskell est sans doute la plus surveillée au monde. Située à une heure quarante-cinq de route de Montréal, elle ne possède pas d'ouvrages inestimables. Cependant, son architecture en brique et en granit attire l'attention, car elle est érigée à cheval sur les États-Unis et le Canada.
Depuis son ouverture en 1905, les citoyens des deux côtés de la frontière peuvent y accéder librement. Ils n'ont pas besoin de passer par les postes de douane, situés à environ cent mètres à vol d'oiseau. Cette situation constitue une véritable exception aux règles habituelles de contrôle frontalier entre les deux pays.
Au rez-de-chaussée, le bâtiment abrite une salle de théâtre au deuxième étage. Une ligne noire sur le sol matérialise la limite entre les deux pays. Ce détail architectural souligne l'unicité de la bibliothèque et son rôle en tant que point de rencontre.
Un porte-drapeau de bureau, placé sur une bibliothèque vitrée, indique aux visiteurs dans quel pays ils se trouvent. À gauche, la bannière étoilée des États-Unis, et à droite, le pavillon canadien à feuille d’érable. Ce clin d’œil malicieux ajoute une touche d'humour à cette situation géographique singulière.
La majeure partie du comptoir des prêts se trouve sur le territoire de la commune de Stanstead, au Québec. En revanche, l'essentiel du rayon jeunesse est implanté à Derby Line, dans le Vermont. Cette division des espaces crée une dynamique particulière au sein de la bibliothèque.
De plus, l'entrée principale du bâtiment est également située à Derby Line. Cela soulève des questions sur la gestion et l'accès à ces différents espaces. Les visiteurs doivent naviguer entre les réglementations des deux pays, ce qui complique parfois leur expérience.
Malgré son attrait, la bibliothèque Haskell fait face à des défis. La situation géographique unique engendre des complications administratives et logistiques. Les autorités doivent trouver un équilibre entre l'ouverture et la sécurité des visiteurs.
En conséquence, la bibliothèque doit continuellement s'adapter aux changements de réglementation. Cela pourrait influencer son fonctionnement et son accessibilité pour les usagers des deux côtés de la frontière.
La bibliothèque Haskell est un symbole de l'union entre le Canada et les États-Unis, offrant un accès unique à la culture et à la connaissance. Toutefois, son statut particulier soulève des questions sur la gestion des frontières. À l'avenir, il sera crucial de maintenir cet équilibre pour préserver cet espace exceptionnel.