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Brésil : une femme de 21 ans meurt en saut à l’élastique

Jeune femme de 21 ans au Brésil attachée à un élastique, suspendue au-dessus d’un ravin lors d’un saut

Drame lors d’un saut à l’élastique au Puente del Esqueleto

Ce samedi, une jeune femme de 21 ans est morte en faisant du saut à l’élastique au « Puente del Esqueleto », dans la municipalité de Limeira, État de São Paulo, au Brésil. Selon la Police militaire, l’accident s’est produit parce que la corde de sécurité n’avait pas été attachée à la victime avant le saut : elle a été projetée dans le vide sans dispositif de retenue.

Constatations, arrestations et diffusion de la vidéo

Les secours ont constaté un arrêt cardiorespiratoire et le décès sur place ; le corps a ensuite été transféré à l’institut médico‑légal. Six personnes liées à l’organisation privée de l’activité ont été arrêtées et placées en garde à vue pendant que l’enquête avance.

Le moment du saut a été filmé et la vidéo a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, attisant l’indignation.

Plainte de Limeira et responsabilité fédérale

La municipalité de Limeira a annoncé qu’elle déposerait une plainte contre le gouvernement fédéral pour « omission ». Elle affirme avoir alerté les autorités fédérales dès début 2025 au sujet des mesures de sécurité nécessaires sur le pont, sans obtenir de réponse satisfaisante. Pour le maire Murilo Félix, « cette tragédie rend insoutenable la poursuite de cette omission » : il réclame que l’on établisse clairement les responsabilités liées à l’absence de contrôle d’accès à une zone fédérale déjà identifiée comme dangereuse.

Le pont, appelé « Puente del Esqueleto », se situe dans la municipalité de Limeira, État de São Paulo, au Brésil. La responsabilité de la surveillance, de la maintenance et du contrôle des accès sur ce pont incombe exclusivement au gouvernement fédéral.

Enjeux : tourisme privé et contrôle des sites à risque

L’affaire croise deux questions évidentes : la sécurité des activités touristiques privées et le contrôle des sites publics classés à risque. Un saut à l’élastique mal encadré tue ; des autorités alertées qui n’agissent pas deviennent, aux yeux de la ville, co‑responsables. Les images partagées et l’arrestation des organisateurs laissent penser que l’enquête portera autant sur les manquements opérationnels que sur les responsabilités administratives.

Enquête judiciaire et demandes de mesures concrètes

L’enquête judiciaire et les procédures administratives détermineront désormais si les arrestations débouchent sur des poursuites et si l’État fédéral sera tenu pour responsable de la gestion du pont. En attendant, Limeira réclame des mesures concrètes — contrôles d’accès, maintenance et protections — pour éviter qu’un autre saut ne tourne au drame.

Publié le : 14 juin 2026
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