
Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Calais pour demander justice après le suicide tragique d’une employée de Burger King. Cet événement a conduit à l’ouverture d’une enquête pour harcèlement par le parquet de Boulogne-sur-Mer. La sœur de Sylvana, Angelina Dufossé, a exprimé sa douleur en déclarant : « Mon deuil ne sera pas fait tant que ses harceleurs n’iront pas en prison ».
Les participants, portant des tee-shirts blancs avec des photographies de la défunte, ont déposé des fleurs au pied de son ancien bâtiment. Ils ont ensuite marché vers un mur où une fresque représentant Sylvana et son chien a été peinte. Une ancienne collègue a promis de tout faire pour que justice soit faite.
Angelina Dufossé, âgée de 31 ans, a déposé plainte le 13 janvier contre un manager et un équipier de Burger King pour harcèlement sur sa sœur. Sylvana, employée polyvalente, subissait un harcèlement moral quotidien, presque physique, de la part de deux collègues au restaurant de Calais. Cette plainte met en lumière des comportements inacceptables au sein de l’établissement.
La procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier, a confirmé l’ouverture d’une enquête pour harcèlement. Cette enquête fait suite à une première plainte déposée en mai 2025 par une ancienne employée, Séphina Lapotre, qui avait également dénoncé des faits de harcèlement moral liés à sa religion.
Lors de la marche blanche, Séphina Lapotre a affirmé avoir prévenu les ressources humaines et le franchisé du harcèlement qu’elle subissait. Plusieurs salariés du même Burger King ont rejoint la plainte d’Angelina Dufossé, témoignant également du harcèlement subi. Cela souligne l'importance de soutenir les victimes et de dénoncer de tels comportements.
Les proches de Sylvana Dufossé ont souligné que la jeune femme travaillait dans ce Burger King depuis l'âge de 17 ans et demi. Elle avait même commencé une formation pour travailler avec les enfants, montrant son désir d’évoluer dans un environnement positif.
En réponse à ces accusations, Burger King a affirmé ne pas avoir connaissance de signalements de la part de la salariée. Ils ont indiqué qu'un audit RH avait été réalisé et partagé avec les autorités compétentes. De plus, les deux salariés concernés ont été dispensés d’activité, ce qui soulève des questions sur la gestion du harcèlement au sein de l’établissement.
Le rassemblement à Calais pour Sylvana Dufossé met en lumière des enjeux cruciaux concernant le harcèlement au travail. Les témoignages des collègues et les actions en justice soulignent la nécessité d’un environnement de travail sain et respectueux. La lutte contre le harcèlement doit être une priorité pour garantir la sécurité et le bien-être de tous les employés.