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Cherbourg : un scooter percute une voiture au feu rouge

Scooter accidenté à Cherbourg, au feu rouge, contre une voiture arrêtée, gyrophares en arrière-plan

Collision à la rue des Métiers à Tourlaville et conséquences immédiates

Le 12 novembre 2024 vers 16 h, un scooter a percuté une voiture à un croisement de la rue des Métiers à Tourlaville, et depuis, deux personnes vivent avec de lourdes séquelles. Mardi 5 mai, la conductrice de la voiture, âgée de 45 ans, a été jugée par le tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin pour blessures involontaires liées au non‑respect d’un feu rouge.

Récits opposés sur la couleur du feu et témoignages

Selon les victimes, le scooter s’est engagé au feu vert. Un témoin sorti d’un parking, à 20–30 mètres, affirme avoir vu le feu au vert au moment de l’impact.

La prévenue, qui partait au travail, assure au contraire n’avoir « pas grillé le feu rouge » et dit avoir redémarré au feu vert. Dans la collision, sa voiture a été projetée sur une autre voie ; elle a vu les deux victimes gisant au sol et est en arrêt de travail depuis l’accident.

Blessures, âge et situation administrative des occupants du scooter

Le pilote du scooter, 51 ans, et sa passagère, 41 ans, revenaient de courses. Le pilote a subi un traumatisme thoracique, des lésions aux membres inférieurs et la fracture de trois vertèbres ; il a été placé à 100 jours d’ITT.

Sa compagne a une hanche gauche touchée et 21 jours d’ITT. Le pilote ne détenait pas le permis et le deux‑roues n’était pas assuré.

Arguments des avocats, état de la prévenue et réquisitions

Les avocats se disputent l’unique point clé : la couleur du feu. « L’accident a été très grave. Monsieur a repris connaissance dans l’ambulance des pompiers », a résumé l’avocat des victimes, qui décrit des conséquences traumatiques durables et des personnes aujourd’hui « fragilisées ».

L’avocat de la prévenue a plaidé le doute : le scooter aurait freiné brusquement, les courses étaient très encombrantes, et il n’existerait pas d’élément formel permettant de caractériser la responsabilité. L’accusée, suivie par un psychiatre pour anxiété et sous traitement médical, n’a aucun antécédent sur son casier et conserve ses douze points de permis, souligne sa défense.

Le procureur a toutefois reconnu la responsabilité pénale de la conductrice en estimant que « tout repose sur la couleur du feu (rouge ou vert) » et a requis trois mois de prison avec sursis simple ainsi qu’une suspension du permis de deux mois. Le tribunal annoncera sa décision le mardi 2 juin 2026 à 13 h 30.

L’affaire tourne autour d’une évidence fragile : l’impact d’un court instant de couleur sur la vie de trois personnes.

Publié le : 16 mai 2026
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