
La Corée du Nord a tiré dimanche plusieurs missiles balistiques à courte portée en direction de la mer de l’Est, a annoncé l’état‑major sud‑coréen. Les projectiles, lancés depuis la zone de Sinpho vers 06h10, ont parcouru environ 140 kilomètres avant de retomber en mer. Les missiles ont été lancés depuis la zone de Sinpho et ont parcouru environ 140 kilomètres vers la mer de l'Est.
Les autorités militaires sud‑coréennes indiquent qu’elles surveillent attentivement la situation dans le cadre d’une posture de défense combinée avec les États‑Unis, et restent prêtes à répondre à toute provocation. Les services de renseignement sud‑coréens et américains ont suivi les mouvements liés au lancement et ont partagé les informations avec le Japon.
Des éléments laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un missile balistique lancé depuis un sous‑marin (SLBM). Sinpho abrite des infrastructures liées aux sous‑marins et des unités comme le Hero Kim Kun Ok et le 8.24 Yongung y ont été aperçues; la Corée du Nord avait déjà testé un SLBM au large de Sinpho en mai 2022. Les observateurs militaires sud‑coréens étudient donc la possibilité que cette nouvelle salve soit liée à des essais sous‑marins.
Ce tir s’inscrit dans une série d’essais récents. Le 8 avril, Pyongyang avait déjà lancé plusieurs missiles balistiques à courte portée, en une rare double salve le même jour; la veille, un projectile avait apparemment échoué et disparu peu après le tir. Peu après ces lancements, la propagande d’État nord‑coréenne avait annoncé l’essai d’un missile tactique armé d’une ogive à sous‑munitions et clamé sa capacité à « réduire en cendres toute cible » dans sa portée.
Les médias officiels du Nord ont aussi évoqué des essais d’un système d’armes électromagnétiques, la dispersion de « leurres » en fibre de carbone, et la vérification de la fiabilité au combat d’un système mobile de missiles anti‑aériens à courte portée. Ces annonces laissent penser que Pyongyang combine tirs de missiles et tests d’autres catégories d’armements, multipliant les signaux militaires et politiques.
La présidence sud‑coréenne a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité nationale et a condamné le lancement comme une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le ministère de la Défense a appelé la Corée du Nord à « cesser immédiatement ces provocations qui aggravent les tensions sur la péninsule coréenne » et à participer activement aux efforts sud‑coréens en faveur de la paix. La situation est donc restée placée sous haute surveillance, entre analyses techniques sur la nature exacte du lanceur et réactions diplomatiques visant à contenir une escalade.