
Emmanuel Macron a confirmé ce samedi la mort d’un soldat français au sud du Liban : le sergent-chef Florian Montorio, 40 ans, a été tué et « trois frères d’armes » ont été blessés lors d’une attaque contre les Casques bleus. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a précisé que Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a reçu un tir direct d’une arme légère dans la région de Deir-Kifa.
Le sergent-chef Florian Montorio, 40 ans, a été tué par un tir direct à l’arme légère. Trois "frères d'armes" ont été blessés lors de la même embuscade.
Déployé le 20 janvier 2026 pour une mission de quatre mois dans le cadre de l’opération Daman — la participation française à la force internationale de l’ONU au Liban (Finul) — Montorio se trouvait en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste isolé depuis plusieurs jours par les combats. Selon la ministre, il a été pris dans une embuscade à très courte distance par un groupe armé. La nature précise des assaillants n’a pas été officiellement établie sur le terrain, mais Paris accuse clairement le Hezbollah.
Militaire engagé depuis 2007, Montorio avait déjà été déployé à plusieurs reprises. Son chef de corps, le colonel Jérémy Akil, a salué « un militaire d’exception », « profondément généreux et courageux ». Père de deux filles, il était au terme de son parcours militaire et devait revenir à la vie civile dans quelques mois. En marge de sa carrière, il jouait au rugby au niveau amateur au Rugby club brulhois 82, à Dunes, dans le Tarn‑et‑Garonne.
La réaction de l’Élysée a été ferme : le président a affirmé que « tout laisse à penser » que la responsabilité de l’attaque incombe au Hezbollah et a exigé des autorités libanaises qu’elles identifient et remettent immédiatement les coupables, en coopération avec la Finul. Le ton politique est dur; la France demande des mesures concrètes pour garantir la sécurité de ses soldats et de la mission onusienne dans une zone de plus en plus volatile.
Ce décès intervient près d’un mois après la mort de l’adjudant‑chef Arnaud Frion, 42 ans, tué dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, dans une frappe attribuée à une milice pro‑iranienne selon Emmanuel Macron. Deux pertes en l’espace d’un mois renforcent la pression sur Paris pour des réponses diplomatiques et opérationnelles, tandis que les familles et les unités endeuillées réclament des comptes.
La Nation s’incline devant la mémoire d’un homme tombé en service. Les proches, la compagne et les enfants de Florian Montorio ont reçu les hommages officiels ; sur le terrain, la traque des responsables de l’attaque s’annonce complexe et tendue.