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La directrice de la Garde civile a reçu Leire 3 fois contre l’UCO

La directrice de la Garde civile en uniforme, devant des micros lors d’une conférence de presse.

Accusations d'une relation intime et instrumentalisée au plus haut niveau

La police judiciaire espagnole décrit une relation intime et instrumentalisée entre Leire Díez, ancienne haute responsable du PSOE liée à Correos, et Mercedes González, directrice de la Guardia Civil. Selon l’analyse des enquêteurs, Díez n’a pas seulement prétendu disposer d’un accès privilégié : elle s’en est servie pour chercher à fragiliser enquêtes et agents chargés de dossiers gênants pour l’entourage du président et pour le gouvernement.

Premier entretien officiel et motifs avancés

La première réunion attestée entre elles a eu lieu le 30 septembre 2024, à proximité de la Direction générale. Peu de temps après la nomination de Mercedes González, le motif officiel de ce premier entretien aurait été d’intermédier afin qu’une association de la Guardia Civil obtienne un rendez‑vous sur la « equiparación salarial ». Mais les enquêteurs relèvent que les échanges ont rapidement pris un tour différent.

Rencontres documentées et pressions contre la UCO

L’analyse des dispositifs saisis montre au moins trois rencontres en personne entre Díez et González et de nombreuses conversations destinées à agir contre la Unidad Central Operativa (UCO). La UCO affirme que Díez a cherché à « instiguer » Mercedes González pour qu’elle « initie des actions administratives contre la UCO ». Les enquêteurs concluent que Díez se vantait auprès d’autres membres de la « trama » de sa proximité avec la directrice et a tenté d’exploiter cette relation pour ouvrir des enquêtes internes visant les magistrats et les agents de la UCO.

Plutôt qu’un simple réseau d’influence, le dossier brosse le portrait d’une opération coordonnée. Díez aurait demandé et obtenu des informations privilégiées sur d’autres officiers, puis tenté de provoquer des revirements administratifs susceptibles d’affaiblir les unités en charge des dossiers liés au PSOE. Les actes décrits ne se limitent pas à des propos : les enquêteurs citent des entretiens personnels répétés et des démarches visant explicitement à « désestabiliser » des procédures judiciaires.

Portée politique et demandes d’éclaircissements

La portée de ces faits est politique autant que judiciaire. Si les soupçons se confirment, ils posent une question claire sur l’indépendance des institutions : jusqu’où une relation personnelle a‑t‑elle servi à infléchir la gestion d’un corps de sécurité de l’État ? Les enquêteurs appellent déjà à vérifier l’ampleur des interventions et à retracer l’ensemble des communications entre les protagonistes.

La pièce la plus nette du puzzle reste l’ensemble des échanges et rencontres documentés par les investigations : meetings répétés, conversations ciblées, et demandes explicites d’actions administratives. À ce stade, les services policiers considèrent ces éléments comme des preuves tangibles d’une stratégie destinée à neutraliser une unité clé dans plusieurs affaires sensibles.

Publié le : 4 juin 2026
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