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Donald Trump supprime une image IA le montrant en Jésus-Christ

Donald Trump en tenue blanche, représenté en Jésus-Christ dans une image IA, auréole et croix en fond

Quand une publication devient icône : la photo supprimée

Donald Trump a encore fait parler de lui — et cette fois, son image a heurté jusqu’à ses alliés. Le 13 avril, le milliardaire a publié sur Truth Social une photo générée par intelligence artificielle le représentant sous les traits de Jésus-Christ, la lumière jaillissant de ses mains alors qu’il guérit un homme alité. L’image a été supprimée du compte du président quelques heures plus tard, mais le choc est resté. Donald Trump a posté puis supprimé une image générée par IA le montrant sous les traits de Jésus‑Christ.

Rebondissements et colère chez les conservateurs

La séance de rattrapage a été brutale et immédiate. Des figures conservatrices habituelles — Riley Gaines, Isabel Brown, Megan Basham — ont qualifié la publication de « blasphème scandaleux », « répugnante » ou tout simplement incompréhensible.

Même Marjorie Taylor Greene, ancienne élue républicaine et ex-proche de Trump, a dénoncé la provocation et assuré « prier pour que cela cesse ». La surprise vient du fait que la parution arrive juste après la semaine de Pâques pour les catholiques et au lendemain de la célébration orthodoxe : le timing a transformé une image provocante en affront symbolique.

Un incident au cœur de tensions internationales et religieuses

Le geste s’inscrit aussi dans un climat politique tendu. En pleine crise au Moyen-Orient et alors que les négociations avec l’Iran sont au point mort, Trump n’a pas ménagé le pape Leon XIV, premier souverain pontife né aux États‑Unis, en déclarant le 12 avril : « Je ne veux pas d’un pape qui critique le président des États‑Unis. »

Le 13 avril, en visite en Algérie, le pape a répondu calmement et fermement : « Je ne suis pas un politicien, je n’ai pas l’intention d’entrer dans un débat avec lui, le message est toujours le même : promouvoir la paix. » Il a ajouté ne pas « avoir peur de l’administration Trump ».

Symboles, mégalomanie et conséquences politiques

Le spectacle — un président qui s’autoproclame figure christique et un souverain pontife qui répond depuis l’étranger — cristallise plusieurs tensions à la fois : religieuses, médiatiques et diplomatiques. Pour certains détracteurs, l’image relève d’une mégalomanie théâtrale ; pour d’autres, elle franchit une ligne morale que même des alliés conservateurs jugent dangereuse à l’heure où la religion est un marqueur politique puissant.

Qu’on y voie une maladresse stratégique ou une provocation calculée, l’épisode rappelle une constante : Trump sait transformer une simple publication en crise d’image. Et cette fois, la cible n’était pas un rival politique classique, mais un symbole sacré — ce qui explique la vigueur des réactions et la rapidité de la censure interne du message.

Publié le : 14 avril 2026
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