
Les élections municipales et communautaires se tiendront le 15 mars 2026 et, pour préparer ce premier tour, les listes de candidatures viennent d’être rendues publiques : dans un fichier publié le 28 février 2026, le ministère de l'Intérieur livre un chiffre massif et simple à la fois — 904 042 candidats répartis sur 50 478 listes.
La très grande majorité des candidatures concerne le scrutin municipal de droit commun : on y compte 891 845 candidats répartis sur 50 105 listes, ce qui montre que la vie municipale reste au cœur de la consultation. À côté de ce socle, des situations particulières complètent le panorama : 4 876 candidats figurent sur 139 listes en Polynésie française, tandis que 7 321 postulants sont engagés sur 234 listes pour le renouvellement des conseils d’arrondissement de Paris, Lyon et Marseille.
En croisant ces éléments, le total confirme l’ampleur du rendez‑vous électoral, qui s’étend de la métropole aux territoires d’outre‑mer et aux formes spécifiques de représentation locale.
Fait notable : 68 communes n’ont reçu aucune candidature pour ce scrutin, un chiffre en recul par rapport aux 106 communes sans postulants au premier tour des municipales de 2020. Ainsi, malgré des contextes locaux très variés, on observe une légère reprise de la participation aux scrutins municipaux sur ce point précis.
Pour les journalistes, les chercheurs et les électeurs curieux, le ministère a mis en ligne une série de jeux de données permettant de creuser commune par commune. Sont accessibles un fichier .csv listant les maires et conseillers municipaux sortants, un fichier .xlsx précisant le nombre de sièges à pourvoir dans chaque conseil municipal et communautaire, ainsi qu’un fichier .csv regroupant l’ensemble des candidats pour les élections du 15 mars 2026 — incluant la Polynésie française, les conseils d’arrondissement de Paris, Lyon et Marseille, et les élections métropolitaines de Lyon.
Ces documents rendent possible la vérification des candidatures à l’échelle locale, l’analyse des équilibres de listes et le comptage précis des sièges en jeu, et ils offrent une base solide pour suivre l’évolution des campagnes et des dynamiques territoriales.
En somme, avec presque un million de candidatures enregistrées, la cartographie des conseils locaux à venir se dessine déjà — reste à voir comment ces chiffres se traduiront dans les urnes le 15 mars.