
Ils pensaient trouver une grange abandonnée et des souvenirs d’une ferme. Ils sont ressortis sous le choc.
En pleine exploration urbaine en Montérégie, des adeptes d’urbex sont tombés sur une scène macabre : des centaines de carcasses et d’ossements éparpillés dans une ferme de fourrure abandonnée. « En 20 ans d’exploration, je n’ai jamais rien vu d’aussi choquant, c’était épouvantable ! Mon collègue et moi, on était vraiment sous le choc », confie l’une d’elles, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.
La découverte n’est pas restée confidentielle. Des photos et des vidéos, publiées sur des pages Facebook suivies par la communauté urbex, ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux.
Les images montrent des carcasses de veaux, des ossements de renards et même une tête de cervidé. Elles ont déclenché une vague d’indignation et de questions : comment ces animaux sont-ils morts ? Qui est responsable ? Et depuis combien de temps les restes gisent-ils là ?
La ferme de fourrure abandonnée est située en Montérégie. Les images montrent des carcasses de veaux, des ossements de renards et une tête de cervidé.
Alertée par ces publications, la SPCA Galahad — un refuge qui se spécialise dans la protection des grands animaux — est intervenue pour vérifier la situation. « On a été choqués de voir ces images et on s’est penché sur le dossier, un signalement a été fait par l’organisation », indique la SPCA.
Le signalement signifie que des vérifications sont en cours afin de déterminer les circonstances et, si nécessaire, de transmettre le dossier aux autorités compétentes.
Les photographies partagées ont aussi relancé le débat sur les risques de l’urbex : en entrant dans des bâtiments abandonnés, les explorateurs exposent des scènes qui peuvent choquer le public, mais ils mettent aussi en lumière des situations que les autorités pourraient ignorer autrement. Ici, la diffusion virale a forcé une réaction officielle — du moins au stade du signalement — et mis la pression sur les organismes locaux pour qu’ils fassent la lumière sur l’affaire.
Pour l’instant, peu de choses sont confirmées publiquement au-delà des images et du signalement à la SPCA Galahad. Les habitants et les internautes attendent maintenant des réponses concrètes : une enquête, des identifications d’animaux et, s’il y a lieu, des poursuites.
Entre-temps, la colère et la consternation restent palpables sur les réseaux, où les clichés continuent de circuler et de provoquer des appels à la transparence.