
La Ville de Québec serre la vis avant l’édition 2026 du Festival d’été : du 9 au 19 juillet, l’accès aux véhicules sera restreint sur la Grande Allée Est pour laisser place aux travaux estivaux — et pour pousser les 150 000 festivaliers attendus chaque soir à changer leurs habitudes. Le Festival d’été de Québec se tiendra du 9 au 19 juillet.
Sur ces 150 000 personnes par soir, quelque 84 % continuent aujourd’hui de venir en voiture; la municipalité veut faire baisser ce taux. Dès 15 h 30 en semaine et dès midi la fin de semaine, les automobilistes seront détournés au niveau de l’avenue Holland vers le boulevard René‑Lévesque, où aucun chantier n’est prévu à ce moment. Les autobus, eux, conserveront leur voie sur la Grande Allée Est.
Pour que la bascule fonctionne, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) augmente la mise. Le RTC ajoutera 100 autobus à son service régulier pendant le FEQ et lancera des navettes depuis Lebourgneuf, Sainte‑Foy, Charlesbourg et Beauport. Les navettes partiront entre 17 h 30 et 20 h 30, à toutes les dix minutes; des stationnements incitatifs permettront de déposer sa voiture en périphérie avant de rejoindre le cœur du festival. En soirée, l’objectif est clair : accélérer l’embarquement pour désengorger les rues au terme des spectacles.
Côté tarifs, plusieurs options sont proposées : un laissez‑passe pour toute la durée du festival à 36 $ ou un bloc de dix passages à 27 $. Pendant que la circulation change, la Grande Allée piétonne gardera ses terrasses ouvertes, qui pourront même s’étendre sur les trottoirs à certains moments.
Le souvenir de l’an dernier plane toujours : une grève des chauffeurs du RTC avait bouleversé les déplacements en plein FEQ. Le Service du transport de la Ville affirme ne pas nourrir d’inquiétudes particulières pour 2026.
Yannick Fauteux, président du RTC, le dit sans détour : le transport en commun et la mobilité active restent « les moyens les plus simples et efficaces » pour accéder aux sites. « Les gens qui doivent prendre leur véhicule pour se rapprocher du cœur du festival devraient privilégier le stationnement en périphérie et compléter leur chemin en autobus, à pied ou à vélo. »
Éric Courtemanche Baril, responsable des grands événements au comité exécutif, promet que la ville « met tout en œuvre pour maintenir une expérience positive, sécuritaire et accessible » malgré les travaux. Ces nouvelles règles, ajoute‑t‑il, feront partie de la réalité de cette édition… et des prochaines.
Le pari est net : moins de voitures, plus de bus, et une Grande Allée plus piétonne pour traverser l’été. Reste à voir si les festivaliers suivront.