
Deux grèves de 24 heures sont prévues mardi et jeudi si les pourparlers de dernière minute échouent. Le mouvement, décidé par le syndicat RMT, menace de paralyser une partie du réseau londonien après l'absence d'accord sur l'introduction volontaire d'une semaine de travail condensée sur quatre jours.
TfL espère néanmoins maintenir au moins la moitié des services, mais certaines lignes subiront des interruptions sévères. Le Circle et le Piccadilly seront à l'arrêt, la Metropolitan ne circulera pas entre Baker Street et Aldgate, et la Central sera suspendue entre White City et Liverpool Street. Aucun service avant 06:30 BST ni après 21:00 n'est prévu; les usagers doivent s'attendre à des débuts tardifs et des fins précoces des circulations les 3 et 5 juin.
Le conflit se cristallise autour d'un dispositif présenté par TfL comme entièrement volontaire : une semaine de quatre jours avec des horaires compressés, proposée en pilote sur la Bakerloo. Aslef, le syndicat des conducteurs, soutient l'idée et indique que la formule offrirait aux conducteurs participants 35 jours de congé supplémentaires par an « en échange de modifications assez mineures des conditions de travail ». Environ la moitié des conducteurs — majoritairement affiliés à Aslef — devraient se présenter au travail et ont décrit le projet comme « exactement le type d'accord que tout syndicat devrait rechercher ».
Mais le RMT a une tout autre lecture. Après avoir annulé une précédente série de grèves le 18 mai pour permettre des discussions, le syndicat dit constater un recul de TfL et juge que les réponses apportées restent insuffisantes. « Nos membres ont soulevé de sérieuses préoccupations concernant la fatigue, des quarts plus longs, une flexibilité réduite et l'impact que ces propositions pourraient avoir dans un rôle où la sécurité est cruciale », a déclaré le RMT. Le syndicat reste ouvert à des négociations « significatives », mais refuse que des changements aux conditions de travail des conducteurs soient imposés sans garanties de sécurité et de qualité de vie au travail.
Du côté de TfL, Claire Mann, directrice des opérations, insiste sur le caractère volontaire du dispositif et sur le fait que quiconque ne souhaite pas entrer dans le pilote « peut rester sur un rythme de travail de cinq jours ». Elle affirme par ailleurs qu'un nombre important de conducteurs souhaite avancer sur le projet, qui, selon elle, bénéficierait aussi bien aux employés qu'aux clients.
Des pourparlers sont programmés lundi dans l'espoir d'éviter la grève; si ceux-ci échouent, la perturbation annoncée affectera plusieurs quartiers au cœur de Londres et poussera bus, Overground, Elizabeth line, DLR et tramways à absorber un afflux exceptionnel de voyageurs.