
Samedi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Grenoble, en Isère, pour manifester contre l’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Les manifestants estiment que ces jeux sont coûteux et néfastes pour l’environnement. Alors que les JO d’hiver de 2026 commencent ce week-end à Cortina, en Italie, des collectifs opposés à la tenue des JO de 2030 ont appelé à une « déambulation festive ».
Cette manifestation vise à dénoncer un gâchis budgétaire jugé absurde, surtout dans un contexte de réchauffement climatique. En effet, de plus en plus de stations de moyenne montagne renoncent au ski, faute de neige suffisante. Dans le cortège de 500 personnes, selon les organisateurs, des députés LFI et EELV locaux ont rejoint les manifestants, brandissant des pancartes telles que « JO = béton, goudron, pollution » ou « No JO ».
Marie, une manifestante de 30 ans, a exprimé son indignation : « Il n’y a rien de prioritaire dans ces dépenses et pourtant on veut y aller absolument. C’est une vraie fuite en avant, même dans des zones de haute montagne qui sont encore relativement préservées pour le moment. » Les préoccupations environnementales sont au cœur des revendications, soulignant les impacts potentiels des JO sur des sites naturels fragiles.
Des manifestants ont également recouvert la vasque olympique des JO d’hiver de 1968 avec une maquette en carton représentant une planète Terre en feu. Pierre Janot, conseiller régional écologiste, a déclaré : « Le mouvement olympique pourrit un peu de l’intérieur. Je rappelle que la carte des sites des épreuves n’est même pas fixée. Il y a un vrai problème de gouvernance. »
Jeudi, la loi olympique a été définitivement adoptée au Parlement, marquant une étape déterminante pour le projet Alpes 2030. Cependant, le comité d’organisation des JO 2030 (Cojop), présidé par l’ancien champion olympique Edgar Grospiron, est en proie à des querelles internes et à une vague de démissions. Ces tensions soulèvent des questions sur la capacité du comité à mener à bien le projet.
Vendredi, la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui doit accueillir les JO d’hiver 2030 avec Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé la suspension de 3,5 millions d’euros de subvention sur les 7,5 millions prévus. Cette décision vise à inciter le comité à surmonter cette crise de gouvernance et à rétablir la confiance dans le projet.
La manifestation de Grenoble met en lumière les préoccupations croissantes concernant l’impact des JO d’hiver 2030 sur l’environnement et la gestion du projet. Alors que les tensions internes au sein du Cojop persistent, les opposants aux JO continuent de se mobiliser pour défendre leurs convictions. La situation reste à suivre de près, car les décisions prises dans les mois à venir pourraient avoir des conséquences significatives.