
Le casque de l’athlète ukrainien Vladislav Heraskevych, en hommage aux athlètes décédés lors de la guerre en Ukraine, a suscité une forte réaction internationale. Actuellement, il attend avec impatience de participer aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. Malgré sa disqualification des épreuves de skeleton, il reste optimiste quant à son avenir sportif.
Ce vendredi, Vladislav Heraskevych a été entendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Milan. L’athlète a exprimé son optimisme après une audition de « deux heures et demie », où il a été interrogé par l’arbitre unique, Annett Rombach. « Nous attendons la décision », a-t-il déclaré, affichant un sourire positif malgré la situation.
Heraskevych espère que « la vérité l’emportera » et affirme qu’il est innocent. Il conteste sa disqualification qu’il juge « disproportionnée » et « non fondée », arguant qu'elle lui cause un préjudice sportif irréparable. Le TAS a précisé que la décision devrait être rendue dans la journée.
Le Comité international olympique (CIO) a disqualifié Heraskevych en invoquant l’article 50 de la Charte olympique, qui interdit toute forme de « propagande politique » sur les lieux de compétition. Cette décision a provoqué une controverse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky accusant le CIO de « faire le jeu » de la Russie.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « honte » et a affirmé que le CIO avait « disqualifié sa propre réputation ». Cette situation a mis en lumière les tensions entre le sport et la politique, ainsi que les défis auxquels font face les athlètes en période de conflit.
La présidente du CIO, Kirsty Coventry, a défendu la position de l’organisation concernant la liberté d’expression des athlètes. Elle a expliqué que cette liberté est limitée aux conférences de presse et à la zone mixte, afin d’éviter des influences extérieures sur le sport. Coventry a souligné que les athlètes craignaient des sollicitations de la part d'acteurs extérieurs.
En 2021, lors d’un sondage mené auprès des athlètes, il a été constaté que beaucoup préféraient éviter d’ouvrir la porte à des messages politiques pendant les compétitions. Cette décision a été justifiée par le désir de maintenir l’intégrité des épreuves sportives.
La situation de Vladislav Heraskevych soulève des questions importantes sur le rôle du sport dans les conflits politiques. Alors qu'il attend la décision du TAS, son cas met en lumière les défis auxquels font face les athlètes dans un monde où le sport et la politique s'entrelacent de plus en plus. L'issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la manière dont les athlètes peuvent s'exprimer à l'avenir.