
Les combats montent d’un cran. Le Hezbollah affirme avoir visé trois casernes et un poste militaire dans le nord d’Israël, dont la caserne de Shomera qui a subi au moins quatre attaques de drones, ainsi qu’un poste à Misgav Am. Le mouvement chiite présente ces opérations comme une « réponse à la violation du cessez‑le‑feu » par Israël.
Sur le plan officiel, Jérusalem répond sans aménité. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré : « Nous ne freinons pas, au contraire, j’ai demandé à accélérer ». Il a ajouté : « Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser » le Hezbollah. Dans la foulée, Tsahal a annoncé frapper des infrastructures du mouvement dans la vallée de la Bekaa et d’autres régions du Liban, et selon une source citée par CNN l’armée pousse pour reprendre aussi des frappes sur Beyrouth et cibler des responsables haut placés du Hezbollah.
La population libanaise paie déjà le prix. Après l’annonce israélienne d’une intensification des opérations, un exode a commencé depuis les banlieues sud de Beyrouth. Dans le sud du pays, des bombardements israéliens intenses ont fait trois morts dans la ville de Doueir — des personnes tuées alors qu’elles circulaient en voiture ou à moto — et le bilan total des frappes au Liban s’élève désormais à 3 185 morts, selon les autorités libanaises.
Au‑delà du front, la crise s’étend aux arcanes diplomatiques et technologiques. Tandis que Washington et Téhéran tentent toujours de finaliser les termes d’un accord visant à mettre fin aux hostilités au Moyen‑Orient, l’Iran a ordonné le rétablissement de l’accès à l’internet international. Le président Massoud Pezeshkian a transmis au ministère des Communications un décret pour ramener l’accès « à son état d’avant janvier », après une coupure entamée le 28 février qui avait restreint les Iraniens au réseau national.
La pression politique à Tel‑Aviv joue son rôle dans l’escalade. Les ministres d’extrême droite, en particulier le duo Itamar Ben‑Gvir et Bezalel Smotrich, poussent la coalition vers des mesures d’occupation et d’annexion plus dures, accentuant la surenchère au sein du gouvernement de Netanyahou.
Deux phrases à citer telles quelles : « Le Hezbollah affirme avoir visé trois casernes et un poste militaire dans le nord d’Israël. » « Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser le Hezbollah », a dit Benyamin Netanyahou.
La situation reste volatile : sur le terrain, frappes et ripostes s’enchaînent ; dans les chancelleries, on négocie un apaisement qui, pour l’heure, n’empêche ni les morts ni les déplacements massifs de civils.