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Le juge met en examen Santos Cerdán et 3 autres dans l’affaire Leire Díez

Santos Cerdán devant le tribunal, entouré d’avocats et de journalistes, à l’entrée du palais de justice

Perquisition au siège du PSOE à Ferraz

La Unidad Central Operativa (UCO) de la Guardia Civil est aujourd’hui dans la sede du PSOE, rue Ferraz à Madrid. Des enquêteurs ont répondu à une réquisition du juge Santiago Pedraz dans le cadre de l’affaire qui vise l’ancienne militante Leire Díez. Sur place, ils cherchent des documents susceptibles de confirmer ou d’écarter l’hypothèse selon laquelle le parti aurait financé des « opérations » visant à attaquer des magistrats et des procureurs.

Campagnes présumées et cibles judiciaires

Selon les éléments recueillis par le parquet instructeur, Leire Díez aurait orchestré des campagnes dirigées contre des juges et des parties liées à dossiers sensibles — parmi eux, des affaires touchant au frère du président du gouvernement et à l’épouse du président, Begoña Gómez. Les enquêteurs pensent que ces actions n’étaient pas isolées et tentent désormais de tracer d’éventuels flux financiers pour savoir qui a payé quoi.

Perquisitions chez des proches et éléments saisis

Le juge a étendu ses vérifications aux domiciles de plusieurs personnes clefs. Des agents ont saisi ou demandé des pièces chez les anciens dirigeants socialistes Gaspar Zarrías et Santos Cerdán, chez l’homme d’affaires Javier Pérez Dolset — présenté comme un ami de Leire Díez — et chez la gerente actuelle du PSOE, Ana María Fuentes. Ces perquisitions visent à rassembler courriers, courriels et toute comptabilité qui pourraient lier des paiements au parti.

Mises en examen: chefs d’accusation et personnes visées

Quatre personnes ont été mises en examen dans une pièce séparée et secrète de l’enquête pour des faits qualifiés d’« incitation au faux témoignage, corruption et trafic d’influence ». Les mises en examen concernent Gaspar Zarrías, Santos Cerdán, Javier Pérez Dolset et Ana María Fuentes. Les magistrats cherchent à déterminer si ces personnes ont financé ou facilité des campagnes de dénigrement destinées à influencer des procédures judiciaires.

Débat politique et étapes à venir de l’instruction

La découverte relance un débat politique douloureux: si des leviers internes d’un parti servent à attaquer des acteurs judiciaires, la frontière entre manoeuvres partisanes et atteinte à l’État de droit devient mince. Pour l’instant, les investigations sont concentrées sur la production et l’analyse de documents. Le calendrier de l’instruction reste secret, mais l’enquête devrait s’appuyer maintenant sur les archives saisies et les auditions à venir.

La UCO se trouve aujourd’hui au siège du PSOE, rue Ferraz à Madrid. Quatre personnes — Gaspar Zarrías, Santos Cerdán, Javier Pérez Dolset et Ana María Fuentes — ont été mises en examen pour incitation au faux témoignage, corruption et trafic d’influence.

Les prochains jours diront si ces indices suffisent à traduire devant la justice des responsables politiques ou économiques, ou s’il s’agit d’un réseau d’actions ponctuelles pilotées par des tiers. En attendant, la police judiciaire et le juge Pedraz continuent à compulser des documents qui pourraient changer le sens même de cette affaire.

Publié le : 27 mai 2026
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