
Le ministre de la Défense de Lettonie a démissionné le 10 mai 2026 à la suite de l’incursion de drones ayant frappé des installations de stockage de pétrole.
Vladimir Poutine a proposé Gerhard Schröder comme médiateur dans la guerre en Ukraine. L’offre, faite samedi par le président russe, a été accueillie très froidement par Berlin dimanche. Ancien chancelier social-démocrate (1998‑2005) et proche allié de Poutine depuis deux décennies, Schröder, 82 ans, suscite plus de méfiance que d’enthousiasme chez les responsables allemands.
Les autorités allemandes ont dit « prendre note » de la proposition et l’ont rangée parmi « une série de fausses offres » de Moscou, soulignant que cela s’inscrit dans une « stratégie hybride bien connue ». Berlin ajoute qu’un « premier test de crédibilité » serait que la Russie prolonge la trêve—et non pas qu’elle désigne un médiateur ami. Concrètement, les Européens attendent des gestes tangibles avant d’envisager la reprise d’un dialogue politique.
Le ministre letton de la Défense, Andris Spruds, a démissionné après l’incursion de deux drones qui ont frappé des installations de stockage de pétrole en Lettonie. Les appareils, selon les autorités, ont traversé la frontière depuis la Russie, provoquant un choc politique et public dans un pays qui consacre près de 5 % de son PIB à la défense.
La Première ministre Evika Silina avait réclamé sa démission, estimant que Spruds avait « perdu (sa) confiance et celle du public » et que la direction politique n’avait pas tenu sa promesse d’assurer un ciel sûr. Le colonel Raivis Melnis doit prendre la tête du ministère. Cette affaire rappelle que les tensions aux marges de l’OTAN peuvent déboucher très vite sur des crises intérieures, même dans des pays fortement engagés dans la défense collective.
Sur le terrain, les combats et les accusations reprennent malgré une trêve annoncée. Donald Trump avait annoncé un cessez‑le‑feu de trois jours qui a débuté samedi ; dimanche, Kyiv et Moscou s’accusaient mutuellement d’attaques contre des civils, en violation présumée de l’accord. Les rapports contradictoires montrent que, malgré les déclarations diplomatiques, les armes continuent de parler.
La juxtaposition de ces événements — offres de médiation suspectes, incidents transfrontaliers, et violations d’un cessez‑le‑feu fragile — dessine un paysage où la confiance fait défaut. Les propositions politiques viennent vite buter sur la réalité militaire : sans cesse d’arrêt durable et sans garanties vérifiables, la parole internationale peine à produire des effets concrets.
Vladimir Poutine a proposé Gerhard Schröder comme médiateur dans la guerre en Ukraine. Le ministre letton de la Défense, Andris Spruds, a démissionné après l'incursion de deux drones ayant frappé des installations de stockage de pétrole.