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« Le Statu Quo N’est Pas Possible » : Le Gouvernement Permet Les Tirs Sur Un Loup S'attaquant À Un Élevage Non Protégé

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Loup - « Le Statu Quo N’est Pas Possible » : Le Gouvernement Permet Les Tirs Sur Un Loup S'attaquant À Un Élevage Non Protégé

Annonce des ministres sur la protection des élevages

Les ministres de l’Agriculture, Annie Genevard, et de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, ont fait une annonce importante ce lundi. Ils ont décidé d'autoriser les tirs contre les loups qui attaquent des troupeaux, même si ces derniers ne sont pas protégés. Cette décision répond à une augmentation des victimes dans les élevages.

Lors d'une visite en Haute-Marne, Annie Genevard a souligné : « Protégé ou non, l’éleveur aura le droit à un tir de défense ». Cette déclaration met en lumière la gravité de la situation, notamment après l'installation récente d'une meute de loups dans la région.

Intervention des brigades et des louvetiers

Outre les éleveurs, les agents des brigades mobiles d’intervention spécialisées et les louvetiers pourront également tirer pour défendre les élevages non protégés. Annie Genevard a précisé que ces tirs de prélèvement et les battues sont nécessaires face à la prédation croissante.

Mathieu Lefèvre a ajouté : « Le statu quo face à une telle prédation, ça n’est pas possible ». Cette approche vise à renforcer la protection des élevages, tout en tenant compte de l'expansion continue des territoires fréquentés par les loups.

Chiffres alarmants sur les attaques de loups

Les statistiques montrent une montée inquiétante des attaques de loups. En Haute-Marne, pas moins de 800 animaux d’élevage ont été tués en 2025, avec 124 victimes depuis le début de l'année. À l'échelle nationale, le nombre d'animaux d'élevage tués a atteint 12 000 victimes selon les premiers chiffres de 2025.

Cette situation est d'autant plus préoccupante que les attaques se produisent dans des territoires de plus en plus étendus. Les éleveurs sont confrontés à un défi majeur pour protéger leurs animaux, surtout dans les zones peu protégées.

Conditions de protection et d'indemnisation

Le gouvernement a établi que les éleveurs bénéficiant d'une intervention contre le loup devront s'engager à protéger leur élevage dans l'année suivante. Cette nouvelle condition vise à responsabiliser les éleveurs face aux attaques.

De plus, l'indemnisation, qui s'arrêtait après deux attaques si les animaux n'étaient pas protégés, continuera tant que l'éleveur est engagé dans une démarche de protection, même si celle-ci n'est pas encore finalisée.

Vers une loi d'urgence agricole

Annie Genevard a déclaré : « On est allé aussi loin en matière de réglementation que nous le pouvions ». Elle a souligné que pour aller plus loin, il faudra passer par la loi. La prochaine loi d'urgence agricole devrait aborder la question de la prédation, afin de trouver des solutions durables pour les éleveurs.

Cette annonce marque un tournant dans la gestion des conflits entre l'élevage et la faune sauvage. Les mesures envisagées visent à protéger les élevages tout en tenant compte de la réalité des attaques de loups.

Conclusion

Les décisions prises par les ministres Genevard et Lefèvre représentent une réponse directe à la crise que vivent les éleveurs face aux attaques de loups. Avec des mesures renforcées et un engagement vers une législation adaptée, le gouvernement cherche à équilibrer la protection des animaux d'élevage et la conservation de la faune sauvage.

Publié le : 17 février 2026
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