
Louis Aliot, le maire sortant (RN) de Perpignan, affiche un optimisme certain après les réquisitions dans le procès des assistants parlementaires fictifs. Il prévoit une réélection dès le premier tour pour les élections municipales de mars prochain. Cependant, sa campagne est sous la menace des juges de la cour d’appel de Paris qui doivent rendre leur jugement avant l’été.
Les réquisitions formulées à l'encontre de Louis Aliot semblent moins sévères que celles en première instance. Il souligne que les audiences se déroulent dans une ambiance différente et que le tribunal montre un intérêt pour le dossier. Il déclare également que ces réquisitions ne sont pas perçues comme une fatalité, et son avocate, Me Aurélia Grignon, a des arguments solides à présenter lors des plaidoiries.
La peine de 18 mois de prison ferme réclamée pour l'emploi de l'assistant Laurent Salles, décédé, est assortie de sursis. Malgré cela, le procureur a requis trois ans d'inéligibilité et une amende de 8 000 euros. Cependant, il n'est pas question d'exécution provisoire, ce qui permet à Louis Aliot de continuer à se présenter comme candidat.
Louis Aliot se montre confiant quant à sa réélection, estimant que le risque de devoir quitter son poste est quasiment nul. Il affirme que, même en cas d'inéligibilité, il pourrait se pourvoir en cassation et continuer à gérer Perpignan. Les sondages semblent lui donner raison, avec une forte probabilité de succès.
En revanche, Bruno Nougayrède, candidat du bloc central, met en garde contre le risque d'une inéligibilité prononcée. Il souligne que le maire est pratiquement absent de la campagne, remettant en question sa capacité à gouverner efficacement. Pour lui, le choix des Perpignanais est crucial : élire un maire ou un élu éphémère.
Agnès Langevine, candidate de la liste « Place Publique », insiste sur l'importance de la relation d'un maire avec sa ville. Elle critique la gestion d'Aliot, la qualifiant de « six années blanches ». Malgré le poids de l'inéligibilité sur la campagne, elle ne considère pas cela comme son unique argument.
Le socialiste Mathias Blanc, quant à lui, joue sa propre carte en s'alliant avec le PC, tout en naviguant sans une investiture claire du PS. Pendant ce temps, LFI s'associe aux écologistes et à GénérationS pour tenter de renverser la situation. Les dynamiques électorales sont donc très variées et complexes.
Un sondage IFOP publié en décembre par L’Indépendant place Louis Aliot en tête avec 43 % des intentions de vote, suivi par LFI à 16 %. Les autres candidats, comme Agnès Langevine et Bruno Nougayrède, obtiennent des résultats inférieurs. Cette situation laisse planer une incertitude sur l'avenir du maire sortant, même en cas de réélection.
Il est donc légitime de se demander si cette incertitude peut rebattre les cartes lors des élections à venir. Les enjeux sont élevés et la campagne s'annonce intense pour tous les candidats.
En somme, la campagne de Louis Aliot est marquée par des réquisitions judiciaires et des prévisions électorales optimistes. Malgré les défis, il reste déterminé à se battre pour sa réélection. L'issue de ce scrutin pourrait avoir des conséquences significatives sur la politique locale et sur l'avenir de Perpignan.