
Il n’y a pas eu d’effet Habib Beye. L’arrivée du nouveau coach olympien, remplaçant Roberto De Zerbi, n’a rien changé au sort des Marseillais. Après le match désastreux au Parc des Princes, les joueurs se sont montrés entreprenants avec 17 tirs, dont 4 cadrés, mais ont manqué de ligne directrice. Ils ont subi la loi de Brestois pragmatiques, menés par le réalisme de Ludovic Ajorque, auteur de deux buts en 20 minutes.
Beye n’a pas révolutionné son équipe. Il a tenté un coup en titularisant Vermeeren, qui avait été mis de côté par De Zerbi. Ce pari s’est avéré raté, le Belge décevant a été remplacé par Aubameyang à la pause. En seconde période, les Marseillais ont dominé, mais un pénalty obtenu par Greenwood a été raté, illustrant le manque de confiance de l’équipe.
« Il ne faut pas trop parler, il faut assumer, ce qu’on fait, ce n’est pas bien », a déclaré Pierre-Emile Höjberg, le capitaine. Cette déclaration souligne le manque de repères et de confiance au sein de l’équipe. Habib Beye a reconnu que son équipe avait été prise par l’intensité de l’adversaire et a mentionné un manque de réussite sur le pénalty. Il a également souligné la nécessité de travailler pour améliorer l’intensité et la verticalité du jeu.
Pour resserrer les liens au sein du groupe, le nouveau coach a organisé un stage à Marbella. Actuellement, l’OM est coincé à la 4e place de L1, avec 4 matchs sans victoire. La pression pourrait augmenter ce week-end si le podium s’éloigne définitivement.
En regardant dans le rétroviseur, l’OM pourrait voir Lille et Rennes se rapprocher. Cela ne manquera pas d’ajouter à la pression sur Beye, qui n’aura même pas eu deux jours de répit avant de devoir faire face à des défis. Son style impeccable, avec un col roulé noir et une légère veste blanche, visait peut-être à montrer qu’il ne craint pas la tempête.
Ce premier match lui a rapidement prouvé que les apparences ne suffisent pas. Ni son image ni son amour pour l’OM ne feront de lui un sauveur. Seuls les résultats lui apporteront la crédibilité nécessaire.
Les retrouvailles de Beye avec le Vélodrome ne laisseront pas de place à la joie. Dimanche prochain, l’OM accueillera Lyon pour un Olympico crucial. Trois jours plus tard, Toulouse se présentera pour un quart de finale de Coupe de France. Ce trophée est le seul moyen de sauver une saison décevante, Marseille n’ayant pas remporté la coupe depuis 1989.
Pour Beye, c’est l’unique espoir d’assurer son avenir et de conjurer le sort. En tant que joueur, il a connu deux défaites en finale de Coupe de France. Ce nouvel engagement pourrait bien être déterminant pour son parcours au sein du club.
Habib Beye fait face à un défi monumental avec l'OM. Les attentes sont élevées, et les résultats sont nécessaires pour restaurer la confiance. La pression des prochains matchs sera cruciale pour déterminer l'avenir de l'équipe et de son entraîneur. Les Marseillais doivent travailler ensemble pour retrouver une dynamique positive et espérer des jours meilleurs.