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Des milliers de personnes défendent l’éducation publique à Madrid

Manifestation à Madrid : des milliers de personnes dans la rue défendent l’éducation publique, banderoles levées

Marche à Madrid: chiffres et itinéraire

Ils étaient environ 10 000, selon la Délégation du gouvernement, vêtus de vert et de jaune, à battre le pavé de Madrid pour réclamer plus d’argent et la fin de la privatisation de l’école publique. La marche est partie à midi d’Atocha, a remonté le Paseo del Prado et s’est retrouvée à la Puerta del Sol devant la Real Casa de Correos, où les manifestants ont scandé la même exigence : arrêter les coupes et « dignifier » l’enseignement public à tous les niveaux.

Revendications très concrètes et demandes précises

Derrière ce rassemblement se lisent des revendications très concrètes. La Plataforma de Escuelas Infantiles (PLEI), les associations étudiantes universitaires et des collectifs d’enseignants — primaire, secondaire, formation professionnelle et université — demandent la baisse des ratios, la présence d’une personne éducative supplémentaire dans les classes et une revalorisation salariale. Les travailleuses des écoles infantiles dénoncent en particulier la situation des centres en gestion indirecte, c’est‑à‑dire des établissements publics confiés à des entreprises privées, où elles touchent « à peine le salaire minimum (SMI) ».

Conflit ancien, fatigue et témoignage

La tension n’est pas nouvelle : ces professionnelles sont en grève dans la Communauté de Madrid depuis le 7 avril et n’ont toujours pas trouvé d’accord avec l’administration régionale. Sur le terrain, la colère s’accompagne d’épuisement.

« Nous survivons parce que nos élèves sont très dépendants, et nous devons couvrir tous leurs besoins », explique Susana Ureña, éducatrice depuis plus de trente ans, résumant en une phrase la fatigue et l’urgence du secteur.

Présence politique et unité pour l’école publique

La manifestation a rassemblé des parents, des professeurs et des étudiants, mais aussi des figures politiques : la porte‑parole de Más Madrid à l’Assemblée, Manuela Bergerot, et la députée d’Unidas Podemos, Ione Belarra, étaient présentes. L’unité des acteurs — du personnel des crèches aux universitaires — cherche à faire pression sur le gouvernement régional pour que la promesse d’un « système public digne » se traduise enfin en moyens : budgets, entretien des campus et financement de la recherche, listes qui revenaient sans cesse dans les prises de parole.

Mobilisation persistante: chiffres, grève et enjeux

Selon la Délégation du gouvernement, environ 10 000 personnes ont participé à la marche. Les travailleuses des écoles infantiles sont en grève depuis le 7 avril, sans accord avec l’administration régionale.

La question est claire et directe : la région injectera‑t‑elle les ressources nécessaires ou la mobilisation, qui ne faiblit pas, devra‑t‑elle monter d’un cran ? Les slogans et les t‑shirts colorés disent assez l’enjeu : pour ces manifestants, défendre l’école publique, c’est préserver un espace « où il y a de la place pour tous ».

Publié le : 20 avril 2026
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