
Jean-Marc Governatori, figure de proue du parti Écologie au centre, a opéré un changement radical en rejoignant la liste d’Éric Ciotti (UDR-RN) pour les élections municipales à Nice. Ce choix a provoqué une onde de choc au sein de la région, notamment chez Renaud Muselier, président de la région Paca, qui a rapidement réagi.
Renaud Muselier a décidé de démettre Jean-Marc Governatori de ses fonctions régionales, où il dirigeait l'« office environnemental de propositions concrètes » depuis 2021. Dans un communiqué, il a qualifié ce revirement de « volte-face », rappelant que Governatori l’avait soutenu lors des élections régionales de 2021 pour contrer le Rassemblement national.
Muselier a exprimé sa déception face à ce changement de cap, soulignant que Governatori, qui avait toujours prôné la préservation de l’environnement, remet en question son engagement historique. Il l'accuse de rejoindre le camp du « plus offrant », ce qui compromet les efforts collectifs pour défendre l'environnement.
Lors d'une conférence de presse avec Éric Ciotti, Jean-Marc Governatori a défendu son choix, se décrivant comme « vert et ouvert ». Bien qu'il ait tenté de négocier avec le maire sortant, Christian Estrosi, il a affirmé ne pas pouvoir envisager un « nouveau Nice » avec le même maire. Cette position marque une rupture avec ses précédentes alliances politiques.
Au niveau national, Écologie au centre prévoit de présenter 55 listes et de soutenir des candidats de divers horizons politiques. Governatori a précisé que pour lui, l'étiquette politique n'est pas primordiale, mais plutôt la compétence et l'intégrité des personnes.
Jean-Marc Governatori n'est pas étranger aux alliances atypiques. Depuis vingt ans, il a participé à de nombreux scrutins, allant des élections municipales à la primaire EELV de 2021. En 2019, il avait soutenu à la fois la liste de Yannick Jadot et celle de Francis Lalanne, illustrant sa flexibilité politique.
Élu conseiller municipal en 2020 sur une liste appuyée par EELV, il s'est rapidement brouillé avec ses colistiers, témoignant de son caractère indépendant et de sa volonté de tracer son propre chemin dans le paysage politique.
Le revirement de Jean-Marc Governatori soulève des questions sur l'avenir des alliances politiques et des engagements environnementaux. Son parcours, marqué par des choix audacieux, pourrait redéfinir les dynamiques dans la région. Ce changement de cap pourrait avoir des répercussions durables sur le paysage politique niçois et au-delà.