
Le 12 juin, à Tenerife, un moteur défaillant a cloué au sol l'avion qui devait ramener le pape Léon XIV à Rome. L'appareil, un Airbus A320 d'Iberia, était déjà en phase de préparation au décollage quand le commandant a expliqué aux passagers que l'un des moteurs n'avait pas atteint les révolutions nécessaires pour se stabiliser lors du démarrage.
Le problème est survenu à l'aéroport de Tenerife alors que l'équipage effectuait les contrôles prévol. Pour tenter de relancer la turbine, l'équipage a remorqué l'avion afin de l'orienter face au vent — une manœuvre destinée à améliorer l'admission d'air et à aider le rotor à prendre de la vitesse — puis a tenté un nouveau démarrage. L'opération a échoué : après plusieurs vérifications, le commandant a conclu que le moteur ne répondait pas et a décidé d'annuler le départ.
Le pape, sa délégation et les journalistes étaient déjà à bord lorsque les protocoles d'Iberia se sont déclenchés. L'incident n'a pas été attribué au vent — celui-ci a été utilisé comme solution tentative, mais n'en était pas la cause — et les techniciens n'ont pas pu réparer l'appareil immédiatement. Iberia a donc choisi de remplacer l'A320.
Face au retard, le roi Felipe VI a proposé le Falcon de l'Armée de l'Air, le même appareil qui l'avait amené aux Canaries. Le pape Léon XIV est finalement rentré au Vatican à bord du Falcon prêté par le roi Felipe VI. Un autre Falcon a été dépêché depuis Madrid pour transporter le roi.
Iberia, de son côté, a organisé un vol alternatif depuis Tenerife Nord pour acheminer le reste de la délégation et la presse. Ces passagers ont dû patienter le temps que la nouvelle machine arrive de la péninsule, prolongeant l'attente sur le tarmac après une journée déjà chargée d'engagements officiels.
L'incident n'a causé ni blessés ni panique à bord, mais il a ajouté une fin improvisée au déplacement papal. Alors que les routines de sécurité ont fonctionné et qu'un plan de secours a été activé rapidement, la scène rappelle combien un simple souci mécanique peut chambouler un voyage d'État — et pousser à des solutions express entre compagnies aériennes et forces armées.