
Le pape Léon XIV a choisi l'Algérie pour répondre à la tempête. En visite à Annaba, sa première halte en Afrique, il a repris la parole après les critiques du président américain qui l’accuse d’être « faible » et trop complaisant « avec la gauche radicale » pour s’être opposé à une offensive au Proche‑Orient.
Le pape Léon XIV est en visite en Algérie. Il s’est rendu dans un centre pour personnes âgées à Annaba, ville où Saint Augustin fut évêque.
Dans ce petit foyer, devant des résidents et des soignants, le pape a recentré le débat sur des images simples : Dieu n’est pas du côté des « malvados, des prépotents, des orgueilleux », a‑t‑il dit — et « le cœur de Dieu est avec les petits et les humbles ». Il a célébré l’amour et le service qui habitent ce lieu comme des signes d’espérance, ajoutant que le cœur divin « est déchiré par les guerres, la violence, les injustices et les mensonges ».
Léon XIV a aussi répété qu’il n’a « pas peur de l’administration Trump » et qu’il continuera à s’opposer à l’offensive en Iran. « Je continuerai à manifester énergiquement contre la guerre, cherchant à promouvoir la paix, le dialogue et les relations multilatérales entre les États », a‑t‑il affirmé, en rappelant que « trop de personnes innocentes sont tuées » et qu’il faut « élever la voix » pour défendre d’autres chemins.
La riposte politique est immédiate. Le vice‑président des États‑Unis, J.D. Vance, a soutenu la critique de Donald Trump en suggérant que le Vatican ferait mieux de s’en tenir aux « questions de moralité ». Interrogé sur Fox News, il a déclaré : « Dans certains cas, il vaudrait mieux que le Vatican se limite aux questions de moralité », estimant que le pape devrait se concentrer sur la vie interne de l’Église et laisser la politique américaine au président.
Pendant que Washington hausse le ton, Sergio Mattarella et d’autres capitales applaudissent. Le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a estimé que le monde doit « une dette de gratitude » à un pape nommé dans le texte Léon XVI pour son message durant « une période si difficile ».
« Croyez‑moi, c’est précieux », a‑t‑il dit en conseillant la lecture de ce message, et ajoutant que même une petite dose de ses paroles ferait du bien aux puissants et leur éviterait bien des embarras.
La scène est simple mais chargée : un souverain pontife dans une maison de retraite, appelant à la miséricorde et à la paix, tandis que la politique mondiale l’enjoint de se taire. Les prochains jours de ce voyage en Afrique diront si son message pèsera davantage que les critiques venues de Washington.