
Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, a déclaré dimanche sur BFMTV qu'elle tendrait la main à toute la droite si elle était en tête au premier tour. Elle a mentionné ses concurrents Rachida Dati (LR), Thierry Mariani (RN) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance).
Elle a posé la question suivante : « Si nous voulons plus de sécurité pour les Parisiens et moins de gabegie, pourquoi ne gouvernerions-nous pas ensemble au Conseil de Paris ? » Cette déclaration souligne son désir de collaboration au sein de la droite.
Selon une étude Cluster 17 pour Politico, Sarah Knafo est créditée de 10 % d'intentions de vote au premier tour. Ce score est le seuil minimal pour se maintenir au second tour, où elle est derrière Emmanuel Grégoire (union de la gauche hors LFI) avec 33 %, Rachida Dati à 26 %, Pierre-Yves Bournazel à 14 % et Sophia Chikirou (LFI) à 12 %.
Rachida Dati a été réservée sur une éventuelle alliance avec Reconquête, rappelant qu’Éric Zemmour avait appelé à sa démission en 2016 pour des raisons personnelles. Cette tension entre les deux candidates pourrait influencer le paysage politique parisien.
Sarah Knafo a répondu à Rachida Dati en disant : « Je trouve qu’elle a tort d’en parler ». Elle a ajouté qu'il est temps de dépasser les blessures personnelles pour se concentrer sur l'opportunité de récupérer la mairie. Cette déclaration montre sa volonté de mettre de côté les conflits passés.
Elle a également évoqué ses propres blessures, notamment lorsqu'on l'accuse d'être d'extrême droite, comme le dit Bournazel. Cela met en lumière les défis auxquels elle fait face dans sa campagne.
Plus tôt, l'ex-Premier ministre et député LR de Paris, Michel Barnier, a reconnu « des qualités politiques » à Sarah Knafo. Cependant, il a souligné qu'elle « paye » le prix de son alliance avec le parti d'extrême droite, l'AfD, au Parlement européen.
Barnier a précisé que l'AfD est perçu comme un parti d'inspiration néonazie, et même Marine Le Pen le considère comme trop radical. Cela crée une pression supplémentaire sur Knafo pour clarifier sa position politique.
En somme, Sarah Knafo tente de rassembler la droite autour d'elle tout en naviguant dans un environnement politique complexe. Ses déclarations montrent sa volonté de dépasser les conflits passés pour se concentrer sur l'avenir. La dynamique des prochaines semaines sera cruciale pour ses ambitions à la mairie de Paris.