
Le 8 juin 2026, Patrick Bruel a été placé en garde à vue dans le cadre des plaintes pour violences sexuelles.
Deux nouvelles plaintes ont été déposées mi-juin contre Patrick Bruel, alimentant un dossier déjà dense. Les plaintes, enregistrées au tribunal de Nanterre les 12 et 13 juin, visent une tentative de viol et une agression sexuelle qui se seraient déroulées en octobre 2007 lors du festival du Film de La Réunion, et un viol accompagné d’une agression sexuelle en mai 2012, selon Mediapart. Ces signalements interviennent après la mise en examen de l’artiste et son placement sous contrôle judiciaire début juin.
Le 10 juin, Patrick Bruel a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Les juges ont refusé la détention provisoire demandée par le parquet, mais l’ont placé sous contrôle judiciaire. Son avocate, Me Fanny Colin, a déclaré sur Franceinfo : « il conteste les faits et entend démontrer son innocence ».
Le chanteur doit remettre son passeport au greffe, suivre des soins psychologiques et fournir une caution de 500 000 euros. Il ne peut pas quitter le territoire national ni entrer en contact avec les plaignantes ou leurs familles. Il conserve toutefois le droit d’exercer son métier et de donner des concerts.
Les faits reprochés couvrent une longue période et plusieurs lieux. Patrick Bruel est mis en examen dans quatre dossiers : un viol à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol à Bruxelles en 2010, des faits d’agression sexuelle et de harcèlement à Perpignan en 2019, et du harcèlement sexuel à Ajaccio en 2019. Il a par ailleurs le statut de témoin assisté dans quatre autres affaires, et fait l’objet d’une dizaine de plaintes actives — à côté d’une quinzaine de plaintes susceptibles d’être prescrites mais versées au dossier.
Les enquêtes ont aussi ciblé, lors de la garde à vue prolongée du 8 au 10 juin, des accusations plus anciennes. Les enquêteurs l’ont interrogé notamment sur des faits allégués en 1997 (Acapulco), en 2000 (Monaco) et au début des années 2000 au sein de son entourage professionnel.
Une dénonciation officielle belge, reçue le 1er juin, porte sur des faits supposés commis à Bruxelles en 2010. Plusieurs plaignantes déjà connues des médias — dont des personnes citées par Mediapart — ont vu leurs plaintes centralisées à Nanterre.
Les répercussions dépassent la sphère judiciaire. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a appelé à « éviter toute présomption de culpabilité », rappelant que la procédure doit suivre son cours. Au total, la presse a recueilli une trentaine de témoignages depuis les premières révélations de Mediapart en mars.
Les plaintes ont été déposées au tribunal de Nanterre. Les faits allégués concernent des lieux aussi variés que Neuilly-sur-Seine, Bruxelles, Perpignan, Ajaccio, Dinard et Acapulco.