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Pedro Sánchez absent au procès de son frère : 4 raisons

Pedro Sánchez en costume, visage sérieux, devant des drapeaux espagnol et européen, en extérieur.

Stupeur en salle d'audience

Le tribunal a eu un moment de stupeur en découvrant la longueur d'une pièce à conviction. En regardant la vidéo la plus commentée de l'affaire, le président de la Section Première de l'Audience provinciale de Badajoz s'est exclamé : « Une heure vingt ?! ». La scène dit tout : juges, journalistes et opinions publiques ne regardent pas forcément les mêmes images — et tout peut basculer dans un procès où l'imprévu règne.

Le contexte et l'objet du procès

Le procès se tient devant la Section Première de l'Audience provinciale de Badajoz. L'affaire porte sur l'attribution d'un poste à la Diputación de Badajoz entre 2016 et 2017 et sur une modification en 2022.

Trois hypothèses au cœur de l'affaire

Les accusations s'articulent autour de trois hypothèses. D'abord, l'aménagement d'une plaza publique à Badajoz en faveur du frère du dirigeant socialiste, entre 2016 et 2017. Ensuite, la modification du libellé du poste en 2022, que l'accusation juge destinée à coller aux préférences du frère du président du Gouvernement. Enfin, l'incorporation à la Diputación d'un conseiller venu de Moncloa, ami de David Sánchez — seul candidat à la vacance.

Ces faits sont poursuivis pour trafic d'influence et prévarication. Des organisations comme Hazte Oír et le Parti populaire ont durci leurs réquisitions en fin de procédure : jusqu'à six ans de prison pour David Sánchez et quatre ans pour l'ancien leader du PSOE d'Estrémadure, Miguel Ángel Gallardo. Le tribunal a toutefois déclaré prescrit le délit mineur d'acceptation d'une nomination illégale pour David Sánchez ; cette infraction n'aurait entraîné qu'une amende.

Témoignages, retournements et zones d'ombre

Pendant plusieurs jours, des dizaines de témoins ont défilé : techniciens de la Diputación — dont certains liés au PSOE —, candidats recalés, responsables de conservatoires et même une ex-épouse dont la déposition a fini par desservir la défense. La UCO (Unidad Central Operativa) a livré des conclusions vigoureuses surtout sur la forme, plus qu'elles n'ont convaincu sur le fond. Il y a eu des surprises : des responsables locaux ont amoindri les soupçons sur un prétendu « hermanísimo », un fonctionnaire a contredit la version officielle et la ligne de défense de Miguel Ángel Gallardo a été coupée lorsqu'on l'a déchargé de la création d'un poste dont il avait été accusé après coup — impossibilité qui a réduit la portée de la peine envisageable à son encontre.

Scénarios ouverts et éléments décisifs

Le dossier laisse la porte ouverte à tous les scénarios : condamnation totale, condamnation partielle ou même acquittement. Les juges gardent la main. Les preuves et la manière dont elles ont été produites décideront de l'issue plus sûrement que les rumeurs politiques qui ont alimenté le procès.

Le tribunal a retenu que l'infraction mineure d'acceptation d'une nomination illégale était prescrite. Les peines réclamées atteignent six ans pour David Sánchez et quatre ans pour Miguel Ángel Gallardo.

Publié le : 8 juin 2026
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