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Au procès du meurtre de Jonathan, un témoignage accuse Martin Ney

Martin Ney dans le box des accusés au tribunal, entouré d’avocats lors du procès du meurtre de Jonathan

Témoignage vidéo depuis l’étranger

La salle est claire, les murs blancs, un tableau impressionniste accroché au mur. Par écran interposé, Mario Tilly parle depuis l’Allemagne où il purge une peine de prison à perpétuité pour meurtre. Trois policiers somnolent sur une rangée de chaises derrière lui, mais la cour d’assises de Loire‑Atlantique l’écoute avec une attention qui dépasse la matinée programmée : son témoignage pourrait changer la donne.

La phrase sur « le chien » et les confidences évoquées

« Le chien ? Je ne peux pas l’avoir inventé », lance Tilly d’une voix tranquille. Ces mots pèsent lourd : ils relaient une confidence que l’accusé aurait faite à son compatriote, Martin Ney, pedocriminel jugé depuis deux semaines pour l’enlèvement et le meurtre du petit Jonathan Coulom, 10 ans, en avril 2004, à Saint‑Brévin‑les‑Pins. C’est à « cet homme de 38 ans au crâne rasé » que l’accusé aurait, selon Tilly, livré des détails que seul l’auteur du crime pouvait connaître. Martin Ney nie.

Poids des éléments concrets et examen de la crédibilité

Dans un dossier où tout converge vers l’accusé mais où manquent encore des preuves irréfutables, l’apport d’un témoin comme Tilly devient crucial. Il décrit des confidences précises — dont la mention d’un chien — qui, si elles sont authentiques, rapprochent fortement Ney de la scène. La cour prolonge l’audition. Les jurés cherchent à vérifier la cohérence de chaque élément ; la défense s’attache, elle, à fragiliser la crédibilité du témoin.

La tension vient moins des effets d’annonce que du concret : noms, lieux, dates. Le 10‑avril‑2004, un garçon de dix ans disparaît à Saint‑Brévin‑les‑Pins ; aujourd’hui, trente‑deux ans plus tard, la justice tente de rattacher des confidences à des faits. Mario Tilly, déjà condamné en Allemagne, affirme n’avoir rien inventé ; Martin Ney, sur le banc des accusés, rejette ces allégations. La cour devra trier les impressions des éléments tangibles.

Un procès qui peut basculer sur les détails

La suite du procès s’annonce décisive. La parole de Tilly — prononcée à distance mais pesée en chair et en os — vient bousculer une instruction qui, jusque‑là, avançait par recoupements et hypothèses. La cour d’assises de Loire‑Atlantique poursuit ses auditions : la vérité, si elle existe, se cache dans ces détails que l’on croyait secondaires, mais qui peuvent, au final, tout changer.

Publié le : 2 juin 2026
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