
Opposant depuis toujours à l’euthanasie, l’écrivain Michel Houellebecq a réaffirmé sa position ce mardi. Cela intervient alors que l’examen d’une proposition de loi a repris à l’Assemblée nationale. Son message est clair : il est toujours contre cette pratique.
Lors d’une réunion publique organisée par le collectif Les Éligibles, Michel Houellebecq a exprimé ses doutes sur la loi proposée. Il a déclaré : « Dans l’expression loi de fraternité, on sent bien une perversion du mot fraternité. » Il a également remis en question l'idée de donner la mort par compassion.
Ce collectif rassemble des personnes malades et handicapées qui s’opposent à la légalisation du suicide assisté. Leur position est soutenue par l’écrivain, qui continue de défendre des valeurs qu’il estime fondamentales.
En mars 2024, le président Macron a annoncé son intention de légaliser « l’aide à mourir ». Il a promis une loi de fraternité qui concilierait l’autonomie de l’individu et la solidarité de la Nation. L’Assemblée nationale a donc repris le débat sur cette question sensible.
Le vote solennel est prévu pour le 24 février sur cette réforme au chemin tortueux. La proposition de loi vise à créer un droit à l’aide à mourir, permettant à un malade de s’administrer une substance létale, ou de se la faire administrer par un professionnel de santé.
Les partisans de cette loi mettent en avant l’équilibre offert par les multiples conditions pour accéder à l’aide à mourir. En revanche, les opposants, dont fait partie Houellebecq, jugent que ces critères ne sont pas assez stricts.
Michel Houellebecq conteste que le texte soit une loi de progrès. Il a affirmé : « Empoisonner quelqu’un, on sait faire depuis plusieurs milliers d’années. Éviter qu’il souffre, c’est plus récent et plus sophistiqué. » Pour lui, cela représente plutôt une régression.
À 69 ans, Michel Houellebecq reste ferme sur sa vision. Il considère que le véritable progrès réside dans la prise en charge de la douleur par les soins palliatifs. Pour lui, il est essentiel de garantir un accompagnement digne et respectueux des patients en fin de vie.
Son message souligne l'importance de la compassion et de l'accompagnement dans les moments difficiles, plutôt que de choisir la voie de l'euthanasie. Il appelle à une réflexion plus profonde sur la souffrance et la dignité humaine.
En somme, Michel Houellebecq reste un opposant déterminé à l’euthanasie, plaidant pour des solutions alternatives. Ses déclarations lors de la réunion publique révèlent un profond engagement envers la fraternité et la dignité des personnes en souffrance. Le débat sur l’aide à mourir continue, mais la voix de Houellebecq reste un élément fort de cette discussion.