
Emmanuel Macron a récemment adressé une lettre à Donald Trump pour demander la levée des sanctions imposées à certains citoyens européens. Parmi eux figurent l’ancien commissaire européen Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou. Cette situation soulève des questions sur la souveraineté européenne et les conséquences des sanctions.
Nicolas Guillou, juge à la Cour pénale internationale, fait face à des restrictions sévères depuis août. Il ne peut plus entrer sur le territoire américain et n’a plus accès aux services numériques américains. Cela inclut des limitations sur les paiements par carte Visa, rendant difficile l'utilisation de plateformes comme Amazon ou Netflix.
Ces sanctions ont été prises suite à l'émission de mandats d'arrêt pour crimes de guerre contre des responsables israéliens. Guillou, en tant que magistrat, se trouve dans une position délicate, affectant sa capacité à exercer ses fonctions.
Thierry Breton, ancien commissaire européen, est également touché par ces sanctions. Depuis le 23 décembre, il est interdit de séjour aux États-Unis. Washington lui reproche d'avoir mis en œuvre le règlement sur les services numériques, qui vise à protéger la souveraineté européenne face aux entreprises américaines.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a dénoncé ces mesures comme des actes de censure extraterritoriale. Cette situation met en lumière les tensions entre l'Europe et les États-Unis concernant la régulation numérique.
Dans sa lettre, Emmanuel Macron demande à Donald Trump de reconsidérer ces sanctions. Il souligne que ces mesures portent atteinte à l'autonomie réglementaire européenne et reposent sur des analyses erronées. Selon Macron, la réglementation numérique européenne s'applique à toutes les entreprises sur le territoire européen.
Il insiste sur le fait que les sanctions affectent également les entreprises non américaines, ce qui soulève des questions sur l'équité des réglementations internationales.
Nicolas Guillou a exprimé sa détermination à résister sans accès aux services numériques américains. Il a déclaré : « Je suis breton et je peux tenir très longtemps » sans carte Visa. Cependant, il a averti que sa patience a des limites si la situation ne change pas.
Guillou a récemment été à Bruxelles pour évoquer la nécessité d'un réveil de l'UE sur la souveraineté bancaire et numérique. Son engagement souligne l'importance de la question de la souveraineté européenne dans le contexte actuel.
La lettre d'Emmanuel Macron à Donald Trump met en lumière des enjeux cruciaux concernant les sanciones et la souveraineté européenne. Les cas de Nicolas Guillou et Thierry Breton illustrent les tensions croissantes entre l'Europe et les États-Unis. Il est essentiel de trouver un équilibre entre la régulation numérique et le respect des droits des individus.