
Donald Trump remet le couvert. Présenté en juin 2025, le "T1" — ou T1TM selon le marketing — revient sur le site de Trump Mobile avec un look retravaillé, un éclat doré assumé et une promesse revue à la baisse : le glorieux "100% Made in USA" a disparu. Le téléphone garde l'air clinquant attendu d'un produit estampillé Trump, drapeau américain et logo estampés au dos, mais plusieurs éléments techniques et commerciaux restent flous.
Le T1 a été présenté en juin 2025. La fiche technique mentionne un écran AMOLED de 6,78 pouces et un triple capteur dont un 50 MP principal et un téléobjectif 2x de 50 MP.
Sur le papier, le T1 ressemble beaucoup à un modèle déjà connu : un cousin du HTC U24 Pro. L’écran serait un AMOLED de 6,78 pouces à 120 Hz, la caméra frontale grimpe à 50 MP, et l’arrière offre un trio composé d’un capteur principal, d’un télé 2x à 50 MP et d’un ultra grand-angle de 8 MP.
Trump Mobile met en avant la performance et le design : "Le T1 n’est pas un simple smartphone de plus : c’est un pas décisif vers l’autonomie sans fil. Conçu dans l’esprit des valeurs américaines, le T1 offre des performances de haut niveau, un design élégant et des fonctionnalités puissantes, le tout sans prix exorbitant."
Côté composants, tout n’est pas précisé. Le T1 tournera sous Android 15, et la marque évoque un processeur de la gamme Snapdragon 7 sans dire lequel exactement — une zone d’ombre classique pour un produit encore en phase marketing. Surprise pour 2026 : la prise jack 3,5 mm figure toujours sur le dessus, un choix volontairement rétro qui tranche avec la majorité des flagships actuels.
Le prix et la disponibilité ont été remaniés sur le site. Initialement affiché à 499 dollars avec un acompte de 100 dollars, l’acompte reste, mais le tarif final n’est plus clairement promis ; 399 dollars apparaît comme une promotion liée au dépôt, tandis que les dirigeants avaient assuré en février que le prix resterait bien en dessous de 1 000 dollars. La date de sortie ? On se contente d’un laconique "disponible plus tard cette année."
Le vrai choc n’est pas technique mais industriel. Après des mois de communiqués martelant que Trump fustige les sous-traitances asiatiques, la page produit a effacé la revendication du 100% "Made in USA". Seule une mention de l’assemblage final à Miami subsiste ; le reste laisse entendre que la production pourrait être largement délocalisée. Pour une gamme qui se présente comme "fièrement américaine", c’est une volte-face qui promet d’alimenter la controverse politique autant que commerciale.