
Gus Schumacher s'est réveillé mercredi matin avec un objectif simple : suivre le plus longtemps possible un arrière-train. « Je devais croire en moi, regarder les fesses de Johannes, et suivre ce qu'il faisait jusqu'à la ligne d'arrivée », confie le fondeur américain, qui a remporté une médaille d'argent en sprint par équipes.
Johannes Klaebo, la star des JO, a remporté un sixième sacre en autant de courses dans le Val di Fiemme. Le Norvégien de 29 ans est devenu l'athlète le plus médaillé de l'histoire des JO d'hiver avec onze titres. Seule la légende Michael Phelps le surpasse avec 23 médailles.
Si l'on intégrait Klaebo au tableau des médailles, il finirait dans le Top 15 des nations. Avec ses deux titres par équipes, il devancerait des pays comme l'Autriche, le Japon ou le Canada. Klaebo, déjà victorieux du même Grand Chelem aux Mondiaux l'année dernière, continue de dominer le circuit.
La présence de Klaebo modifie la tactique de ses concurrents. « Quand tu es dans une course avec lui, tu sais que la première place n'est pas pour toi », explique Renaud Jay. Il a la capacité de partir derrière, de remonter, ou de lâcher tout le monde dans la bosse.
Cette impression de supériorité est accentuée par son aisance. Même les observateurs novices sont frappés par son style. Son image « courant » dans la bosse pour distancer ses adversaires rappelle celle de Tadej Pogacar, le champion du cyclisme mondial.
Les critiques soulignent que l'absence de l'athlète russe Alexander Bolshunov et l'effondrement de nations historiques comme la Finlande et la Suède ont facilité la domination de Klaebo. D'autres affirment que sa technique est incroyable. « Chacun de ses mouvements est étudié », note Maurice Manificat, quadruple médaillé olympique.
Renaud Jay ajoute que Klaebo trouve toujours les meilleures trajectoires et skie de manière économique sur les parties faciles. Bien qu'il ne soit pas le plus endurant sur un 50 km, son efficacité lui permet de rester moins fatigué sur les difficultés.
Federico Pellegrino, fondeur italien, décrit Klaebo comme « incroyablement fort » et souligne que ce qu'il accomplit est extraordinaire. Il ne commet jamais d'erreur et est toujours au sommet de sa forme physique et mentale. Samedi, Klaebo a attendu la dernière montée pour faire son effort et déposer Martin Nyenget.
Cette victoire, à la fois implacable et historique, dans la course reine du fond, a ému Klaebo. Après avoir franchi la ligne d'arrivée, il n'a pas pu retenir ses larmes, comme si la pression d'être obligé de gagner s'était enfin enlevée de ses épaules.
Johannes Klaebo continue de marquer l'histoire du ski de fond avec sa domination et son talent exceptionnel. Chaque course est une démonstration de sa capacité à exceller, rendant ses performances inoubliables pour les fans et ses concurrents. Son impact sur le sport est indéniable et suscite l'admiration de tous.