
À partir de ce vendredi 1er mai, la Charente-Maritime durcit ses sanctions contre l’usage du téléphone au volant, devenant le quatrième département de métropole à procéder ainsi, après les Landes, le Pas‑de‑Calais et le Lot‑et‑Garonne. Sur les réseaux sociaux, certains posts ont semé la panique en affirmant que l’usage du GPS sur smartphone serait désormais interdit ; ce n’est pas le cas.
L'article R.412‑6‑1 du Code de la route interdit "l'usage d'un téléphone tenu en main". Un appareil fixé sur un support reste autorisé, à condition de ne jamais être manipulé en roulant.
La règle est simple dans sa formulation et exigeante dans son application : tenir et manipuler son téléphone en conduisant est formellement proscrit. Le texte vise explicitement l'usage d'un appareil "tenu en main" et prohibe aussi le port à l'oreille d'un dispositif émettant du son, hormis les appareils pour personnes malentendantes. En pratique, l’infraction entraîne une amende et un retrait de points.
Il existe deux exceptions claires : un dispositif intégré au véhicule ou un dispositif intégré au casque pour les deux‑roues. Autrement dit, le smartphone peut servir de GPS s’il est fixé sur un support au tableau de bord ou au pare‑brise — mais il ne doit jamais être touché pendant la conduite.
Fixer son téléphone sur un support ne donne pas licence pour le tripoter. Taper une adresse, modifier un itinéraire, ou consulter une appli avec les doigts en roulant reste illégal. La même contrainte s’applique aux GPS intégrés : toute manipulation manuelle doit être effectuée à l’arrêt.
Seule dérogation opérante pour rester en conformité et garder les mains au volant : l’utilisation de commandes vocales qui permettent de saisir une destination ou de modifier un itinéraire sans quitter la route des yeux. Mais attention : la commande vocale doit réellement réduire l’attention visuelle et manuelle, sinon l’infraction peut être retenue.
Les départements qui durcissent les contrôles le font en réponse à la hausse des accidents liés au téléphone au volant. Le message est double et clair : la prévention technique (supports, commandes vocales, dispositifs intégrés) ne remplace pas la responsabilité du conducteur. En cas de contrôle, un téléphone en main suffit souvent à motiver une sanction.
Pratique : avant de partir, programmer son itinéraire, activer le guidage vocal et fixer le téléphone sur un support. Si vous devez modifier quelque chose, garez‑vous. Cela peut vous éviter une amende, un retrait de points — et plus important encore, un accident.