
La semaine dernière, une masse d'air arctique a frappé l'Amérique du Nord, provoquant des conditions météorologiques extrêmes. Ce phénomène a engendré des pluies verglaçantes et des dégâts considérables. Les météorologues qualifient cet événement de historique en raison de son ampleur, touchant la majorité des États-Unis, des Rocheuses à la côte Atlantique.
Deux phénomènes ont contribué à cette tempête : d'abord, un refroidissement important. Selon François Jobard, prévisionniste à Météo France, une masse d'air arctique, déjà présente sur une partie du Canada, a déferlé sur les États-Unis. Ce flux de nord a apporté des températures glaciales à travers le pays.
Ensuite, la tempête proprement dite est survenue. Jacob Asherman, météorologue au Centre américain de prévision météorologique, a décrit cette tempête comme violente. Un conflit entre les masses d'air a généré un front neigeux s'étendant du Sud-Est au Nord-Ouest des États-Unis.
Le verglas est l'une des principales préoccupations des autorités. Lors de l'affrontement entre l'air chaud et l'air polaire, les flocons de neige ont fondu avant de geler au contact du sol. Ce processus a provoqué des accumulations de glace d'une épaisseur de 2,5 cm, entraînant des pannes de courant massives.
Plus d'un million de foyers et d'entreprises ont été touchés, notamment au Tennessee et au Texas. Les conditions étaient si sévères que des branches d'arbres et des lignes électriques ont cédé sous le poids de la glace.
Les températures ressenties ont atteint des niveaux inquiétants. À la frontière canadienne, le ressenti est tombé jusqu'à -45 °C en raison des rafales glaciales. François Jobard souligne que, bien que des températures de -37,8 °C aient été mesurées dans le Minnesota, la majorité des régions se situe entre -10 °C et -20 °C.
Ces températures extrêmes, combinées à des vents atteignant 114 km/h en Alabama, ont amplifié la sensation de froid. Le vent renforce la perception des températures, rendant les conditions encore plus difficiles.
Face à cette situation, la question se pose : est-ce vraiment historique? Selon François Jobard, le nombre d'États touchés est un facteur décisif. Les États du Sud, comme le Texas, approchent de leurs records, mais dans d'autres régions, les températures restent éloignées des extrêmes.
Le prévisionniste reste donc prudent, soulignant que, bien que cet événement soit significatif, il ne doit pas être qualifié de sans précédent dans toutes les régions.
En résumé, cette tempête hivernale a causé des dégâts considérables à travers l'Amérique du Nord. Avec des températures glaciales et des pluies verglaçantes, les autorités doivent faire face à des défis importants. Les prévisions météorologiques continueront de jouer un rôle crucial dans la gestion de cette situation extrême.